Après le scandale de l’Isoméride, c’est aujourd’hui le Médiator qui fait les gros titres des journaux. Selon la CNAM, ce médicament destiné aux diabétiques auraient fait au moins « 500 morts en 33 ans de commercialisation ». Xavier Bertrand, le nouveau ministre de la Santé a recommandé aux personnes qui ont pris du Médiator de consulter au plus vite leur médecin.

Un comité de suivi piloté par la direction générale de la Santé va être créé afin de s’assurer que les patients contactés ont bien consulté. Le ministre a demandé à l’Inspection générale des Affaires sociales d’étudier les modalités de mises sur le marché des médicaments afin de renforcer ce dispositif.

« Ce que nous voulons avant tout, c’est apporter les réponses aux questions légitimes que se posent les patients », a ajouté le ministre en suivant les recommandations de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.

Isoméride, Médiator… mêmes effets ?

Les deux médicaments ont bien des points communs et pour cause. Retirés de la vente suite à des décès et à des hospitalisations, les deux produits font l’objet de plaintes en justice. Les deux molécules proviennent du même laboratoire, Servier. Elles visent le même public, les diabétiques et les obèses et ont… apparemment les mêmes effets secondaires sur le coeur des complications graves, voire mortelles. L’Isoméride est un coupe-faim interdit à la vente en 1997 après la découverte par l’Agence du Médicament des 1995 de cas d’hypertension artérielle pulmonaire et d’anomalies des valves cardiaques. En douze ans de commercialisation, plus de 7 millions de français ont pris de l’Isoméride, au moins trente en seraient morts.

Le Médiator (benfluorex) très proche du premier dans sa composition a été délivré de 1976 à novembre 2009. Chaque année, 300.000 personnes se sont vus prescrire du Médiator, en trente ans de commercialisation on estime le nombre de décès entre 500 et 1.000. Pour parvenir à ce chiffre, la Cnam a évalué l’impact du surrisque de valvulopathie (cardiopathie vasculaire) imputable au Médiator, en se fondant sur la consommation de Médiator en ville, les données d’hospitalisation et celles de décès.

Dans les deux cas, la France n’a pas été le premier pays à les retirer de la vente, les Etats-Unis (une fois n’est pas coutume, NDLR), l’avait devancée pour l’Isoméride. D’aucuns diront que la nationalité du laboratoire (française en l’occurrence, NDLR) n’y est pas étrangère.

A lire l’interview du docteur Irène Frachon par nos confrères de Ouest France. Ce Pneumologue à l’hôpital de Brest est l’auteur du livre «Mediator, 150 mg» édité chez DialogueS.fr, elle a révélé les dangers du médicament. Elle dénonce un « scandale sanitaire » et relève les lenteurs de l’AFSSAPS.

CC

A lire sur l’Isoméride
« Meurtres sur ordonnance »
« Isoméride, la Justice donne raison à une patiente »
« Hypertension artérielle pulmonaire, 10 à 20% de risques sous Isoméride »

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4 réflexions au sujet de «  »

  1. l’isomeride donnait parait-il une hypertension arterielle pulmonaire mortelle sans aucun moyen de traitement . Le mediator dont il s’agit parait-il du mçeme metabolite donne une valvulopathie dont les effets sont partiellement reversibles à l’arret du traitement et qui se traite par une prothèse valvulaire . S’agit-il du meme produit ? de qui se moque-t’on ?

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