Maladies nosocomiales : un numéro azur et un site internet

Un mois après la publication par le ministère de la Santé d’un classement des établissements en fonction des moyens qu’ils déploient pour prévenir les maladies nosocomiales (infections contractées lors d’une hospitalisation), le public peut désormais s’informer sur ces infections via un site Internet et un numéro azur animé par des professionnels de la santé, ce dernier permet même d’obtenir des conseils personnalisés.
0 810 455 455, coût d’un appel local, du lundi au vendredi de 9 heures à 18 heures. www.infonosocomiale.com

«Nous savons que les gens ont besoin d’écoute et de temps, les appels ne seront pas traités en deux minutes», promet lors d’une interview accordée à nos confrères de Libération Alain-Michel Ceretti, président de la toute nouvelle mission nationale d’information et de développement de la médiation sur les infections nosocomiales (Idmin) qui gère ces services sous la houlette de la Haute Autorité de santé (HAS). Le numéro azur a pour ambition d’informer sur les infections nosocomiales et leur prévention ; mais aussi d’orienter les usagers dans leurs démarches en cas de litige. Ces derniers pourront même envoyer des éléments de leur dossier médical qui seront examinés par des médecins spécialisés. L’objectif est de créer « un espace de dialogue pour restaurer la confiance entre patients et système hospitalier », synthétise également lors d’une interview accordée à Libération, Alain Coulomb, directeur de l’HAS. En effet, les patients ont du mal à s’adresser à l’institution avec laquelle ils pensent avoir eu un problème, persuadés qu’ils seront entendus avec des a priori, puisqu’ils la mettent en cause. Les systèmes de conciliation sont en échec. En 2004, les commissions ont été saisies de 149 demandes et de seulement 57 en 2005. Un chiffre effectivement très bas au regard des 700 000 patients qui contractent chaque année une infection nosocomiale (qui conduit au décès 4 000 d’entre eux) ». Si la loi du 4 mars 2002 sur les droits des malades a bien organisé l’indemnisation, la médiation est le parent pauvre. 30 % des victimes qui font une démarche d’indemnisation vont en fait plutôt chercher des éléments d’information ou de dialogue.

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