Le chat et le virus

L’inquiétude face à la progression de la grippe aviaire a pris un nouveau tour mercredi, au lendemain de la découverte en Allemagne du cadavre d’un chat atteint de la maladie, tandis que la France, seul pays européen où des animaux d’élevage ont été affectés, s’efforçait de défendre ses exportations de volailles. Hormis les oiseaux, d’autres espèces peuvent être infectées par la grippe aviaire, ainsi le porc (grippe porcine), les félidés et les mustélidés comme les furets, hermines… En théorie, d’autres espèces pourraient aussi être sensibles comme les mammifères marins, le vison, le cheval et sous certaines conditions tous les animaux de laboratoires (rats, souris, cobayes, lapins). Le chien pourrait via un sous type du virus appelé H3N8 être infecté. Reste à savoir dans quelles conditions ces animaux pourraient transmettre le virus à l’homme.

« A la différence des oiseaux domestiques et sauvages, il n’existe aucune preuve que les chats puissent être des vecteurs du virus. Il n’y a actuellement pas de preuve que les chats domestiques jouent un rôle dans le cycle de transmission du virus H5N1. Jusqu’à présent, aucun cas humain n’a été lié à une exposition à un chat malade », souligne l’organisation mondiale de la santé (OMS) qui a fait savoir que « la découverte n’accroissait en rien le risque sanitaire pour les humains ». Ce qui ne veut pas dire que le risque est nulle, n’oublions pas que dans la littérature médicale jusqu’à cette année le virus de la Chikungunya n’était pas identifié comme maladie mortelle… Berlin comme Paris ont invité les propriétaires d’animaux domestiques vivant dans des zones à risques à ne pas les laisser divaguer.

Pendant ce temps-là, 43 pays -hors union européenne- fermaient partiellement ou totalement leurs frontières aux importations de viandes de volailles française crues. La filière avicole accuse une faire d’au moins 12%. Le président Chirac et les autres membres du gouvernement mangent du poulet devant les caméras pour rassurer les consommateurs français et rassurent les professionnels. « Les mesures prises pour protéger les élevages, rassurer les consommateurs et soutenir financièrement la filière s’imposaient. Il faut veiller à leur adaptation en permanence à l’évolution de la situation », a affirmé le président lors du conseil des ministres.
Selon un pointage effectué mardi par le ministère du Commerce extérieur, .

Au cours du seul mois de février, des oiseaux ayant contracté le virus H5N1 ont été découverts dans 20 pays.
Le Niger, devenu cette semaine le deuxième pays d’Afrique de l’Ouest affecté par la maladie après le Nigeria voisin, a lancé mercredi un appel à l’aide internationale. Niamey a ordonné l’abattage systématique des volailles dans les zones touchées, mais manque de matériel pour mener cette mission à bien.

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Une réflexion au sujet de « Le chat et le virus »

  1. Hello,
    L’arrivée du printemps et le CPE nous détournent du sujet de la grippe aviaire.
    Tant mieux. Cool…

    Pour autant l’OMS reste très vigilante.
    Nous aurions peut-être tort de ne pas l’imiter. Un peu.
    Nous sommes toujours en phase 3 de l’alerte, le stade pré-pandémique.

    On aurait tort de prendre à la légère le phénomène d’autant que la période
    d’incubation peut nous révéler, plus tard, une très désagréable surprise
    comme ce fut déjà le cas auparavant.

    Pensons aux vacances pendant que le virus prends des forces.
    Son objectif est de vivre, par tous les moyens.

    Les vaccins « trouvés » pour l’homme sont complétement bidons
    car on ne sait pas encore à quoi va ressembler le futur virus mutant.

    L’industrie pharma a pour habitude louable d’étudier de nombreuses années
    un virus avant d’en faire un vaccin, c’est à dire un virus sans danger à inoculer.

    Ici, nous avons affaire à de la manipulation digne de l’apprenti sorcier
    en introduisant un virus dont on sait finalement peu de choses.

    Dans le cas présent, nous n’avons aucun recul puisque
    ce virus mutant n’existe pas encore.
    Sympa comme idée, la fabrication d’un vaccin à partir d’un virus qui n’existe pas.

    Un site plutôt bien renseigné auprès de l’OMS, de l’AFSSA ainsi
    que d’autres sources fiables et officielles nous instruit sur les risques
    de la pandémie de grippe aviaire.

    De plus cet espace synthétise l’ensemble des données officielles
    (ce qui évite de ce les coltiner toutes).

    http://www.grippe-aviaire-infos.com

    Serge

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