Gynécologie, Maladies des os, Témoignages

A 56 ans, Solange suit depuis 8 ans un traitement hormonal substitutif. « J’ai eu une préménopause banale. Mes menstruations se sont peu à peu réduites jusqu’à un arrêt total. J’ai eu quelques bouffées de chaleur la nuit, ce qui me réveillait. C’était assez gênant, mais il faut le dire, pas insupportable ». Travaillant dans le milieu médical, Solange était parfaitement informée des traitements médicaux.

« J’avais décidé depuis longtemps de suivre un traitement hormonal pour calmer les symptômes de la ménopause et surtout éviter une ostéoporose. J’ai des os fragiles, j’ai en effet eu plusieurs fractures. A travers ce traitement je voulais préserver mon capital osseux ». Aujourd’hui, huit ans se sont écoulés et Solange n’est pas décidée à prendre des médicaments toute sa vie. « Pour moi le traitement hormonal est préventif. Ce n’est pas qu’il soit contraignant, c’est comme une pilule à prendre une fois par jour*. Et puis si on l’oublie, ce n’est pas très grave. Je vais continuer encore deux ans, pour atteindre les dix ans de traitement. Mais après, je vais passer une ostéodensitométrie afin d’évaluer précisément l’état de mes os et si je prends un risque ou pas à l’arrêter ».

Aux Etats-Unis, il y a des études qui préconisent l’arrêt du traitement au bout de dix ans, ce n’est pas le cas en France et pour cause, il n’y a pas de protocole européen sur ce traitement. C’est du cas par cas. Par précaution, les médecins prescrivent le traitement, mais effectivement, comme Solange, évaluer régulièrement son capital osseux permet de personnaliser la thérapeutique.

C.C.

* Solange bénéficie d’un traitement groupé où les deux hormones sont dans le même médicament. Certaines femmes ne le supportent pas. Elles sont contraintes à une double prise hormonale, l’une sous forme de cachet, l’autre sous forme de « patch ».