Du 12 au 14 novembre, Tahiti accueillera un séminaire du Pacific Network for Science Technology and Innovation (PACE-NET). C’est lInstitut Louis Malardé (ILM) qui est missionné pour assurer l’organisation de l’événement. Lancé officiellement le 2 septembre 2013, pour une durée de trois ans, dans le cadre du programme de coopération Union Européenne/région pacifique, le programme PACE-NET a pour objectif de favoriser le dialogue et de renforcer la coopération scientifique et technique entre lEurope et la région Pacifique.
« Ce séminaire, qui réunira une cinquantaine de participants, médecins, chercheurs, représentants des organisations internationales de santé publique ou autorités sanitaires de la Région Pacifique, prend un intérêt particulier au regard de lintensification des phénomènes épidémiques que connaît la région Pacifique (dengue, zika, chikungunya) », indique dans un communiqué de presse le gouvernement de Polynésie française avant de préciser « . A lissue du séminaire, une session dinformation sur le dispositif européen de financement des projets de recherche & développement Horizon 2020 sera organisée à lintention des institutions de la Polynésie française et des acteurs locaux.
L’organisation mondiale de la Santé a fait les comptes : 4.922 morts et 10.141 cas de contamination recensés dans le monde. L’épidémie du virus Ebola qui sévit notamment en Afrique de l’ouest est loin d’être maîtrisée, même si il y a des raisons d’être optimiste face à ce terrible virus puisque qu’il n’y a désormais plus de transmission au Nigéria. « Cest un succès extraordinaire qui montre que la maladie à virus Ebola peut être endiguée », se réjouit l’OMS. « Le 23 juillet dernier, lannonce de la confirmation en laboratoire du premier cas dEbola dans le pays, à Lagos, avait fait le tour du monde. Le Nigéria a confirmé 19 cas, dont 7 sont décédés et 12 ont survécu, ce qui donne un taux de létalité enviable de 40% contre 70% au moins dans les autres pays affectés. Lexemple du Nigéria peut aider beaucoup dautres pays en développement profondément inquiets à léventualité de limportation dun cas et désireux daméliorer leurs plans de préparation ».
Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes a passé en revue le dispositif de contrôle et de suivi des passagers en provenance de Conakry (Guinée) dans le cadre de la lutte contre le virus Ebola. Ces contrôles sont effectués par le service médical de laéroport Paris Charles de Gaulle, avec lappui de la Protection Civile et de la Croix Rouge. La température de chaque passager est mesurée et une fiche dinformation sur la conduite à tenir en cas de fièvre supérieure à 38° dans les 21 jours après leur départ leur est remise. Ils ont préalablement rempli un formulaire comprenant leur identité, leur place respective dans lavion et leurs coordonnées, que les autorités sanitaires garderont pendant 21 jours afin dassurer le suivi de lensemble des passagers en provenance de Guinée. Ces mesures viennent sajouter aux outils dinformation déjà mis en place dans les aéroports (affiches et flyers en salles dembarquement au départ des pays concernés et à larrivée des vols à Paris et messages dinformation diffusés pendant les vols).
En Europe, les gouvernements renforcent les contrôles pour détecter le plus rapidement possible tous cas suspects sur leurs territoires. Vendredi à Bruxelles, le président François Hollande a annoncé l’extension des contrôles à «tous les modes de transports». «La France doit avoir des systèmes de contrôle qui ne doivent pas être simplement des contrôles aériens mais aussi des contrôles sur tous les modes de transports même maritimes. C’est ce que nous allons mettre en place», a déclaré le chef de l’Etat, lors d’une conférence de presse au sommet européen. A ce jour, 480 signalements de fièvres chez les voyageurs arrivant en France, mais aucun cas avéré d’Ebola. Dans le cadre du renforcement de la préparation de la France face à lextension du virus Ebola, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, a tenu jeudi dernier au ministère un point dinformation à destination de lensemble des représentants des professionnels de santé, médicaux et non médicaux, libéraux et hospitaliers. La ministre de le Santé a indiqué que se tiendrait dans les prochains jours un exercice grandeur nature impliquant les SAMU de chaque département et les 12 établissements de santé de référence (ESR) habilités à prendre en charge les cas possibles ou confirmés de maladie à virus Ebola.
La Polynésie française était le seul territoire ultra-marin français exsangue du virus du chikungunya, depuis deux semaines ce n’est plus le cas et le nombre de personnes atteintes ne cesse de croître. Une centaine de cas confirmés, mais plus de 400 suspicions, sans compter les patients qui ne consultent pas et ceux qui ne sont pas diagnostiqués.
Les communes les plus touchées sont situées sur la côte ouest de Tahiti, Faa’a, Punaauia et Papeari. L’épidémie concerne principalement Tahiti (un seul cas à Bora Bora et un autre cas à Raivavae aux Australes). Une exception, l’île d’Apataki dans l’archipel des Tuamotu qui recense 82 cas suspects dont 13 confirmés, ce qui est beaucoup sur une population de 492 ! « Ce n’est plus la peine de faire des tests, ce ne sont que des chiffres, le virus est bien là. On sait comment prendre en charge les patients », (NDLR : du repos et du paracétamol) explique un généraliste de Punaauia qui n’a pas encore vu de cas dans son cabinet. « Il faut éviter de se faire piquer, protéger les enfants, je recommande simplement des moustiquaires, des chaussettes et des pantalons !« . Courbatures, fortes fièvres, grande faiblesse sont les symptômes les plus fréquents. Les patients témoignent de douleurs articulaires intenses qui immobilisent certains dans leurs lits pendant plus d’une semaine. Cette maladie infectieuse véhiculée par le moustique progresse en même temps que la dengue sur ce morceau de France au cur du Pacifique.
Si aucun cas sévère n’a été diagnostiqué les autorités restent vigilantes, car la dernière épidémie de Zika avait engendré des syndromes de Guillain-Barré (une atteinte des nerfs périphériques caractérisée par une faiblesse voire une paralysie progressive, des jambes, parfois des muscles respiratoires, des nerfs de la tête et du cou). Ce syndrome aussi appelé polyradiculonévrite aiguë inflammatoire, ou encore polyradiculonévrite aiguë post-infectieuse survient souvent après une infection. L’an dernier des cas de Guillain-Barré avaient été pris en charge à Tahiti suite à l’épidémie de Zika. Dans la majorité des cas, les personnes atteintes récupèrent leurs capacités physiques au bout de 6 à 12 mois.
A l’aube de la saison des pluies, les autorités sanitaires multiplient les appels à la prévention contre le moustique et incitent aux dégîtages (lutte contre les nids) et à la protection individuelle (usage de répulsifs, de moustiquaires et autres diffuseurs électriques), mais elles appellent aussi les élus locaux à prendre leurs responsabilités. Comme l’an dernier pour lutter contre l’épidémie de Zika, des actions de portes à portes sont organisées dans les quartiers pour inciter les populations à faire la chasse aux réservoirs d’eau stagnante, véritable nurserie à moustiques. Les eaux stagnantes sont des nurseries à moustiques contre lesquelles il faut lutter !
Pneus, pirogues, épaves, mais aussi pots de fleurs, gouttières bouchées, piscines et autres bassins non vidés… Les moustiques ne manquent pas d’imagination pour pondre !
Les employés municipaux sur le terrain utilisent des larvicides et mènent des campagnes de pulvérisation sous l’impulsion du centre d’hygiène et de salubrité publique en collaboration avec le service du développement rural de la Polynésie. Des spots télé et radio, ainsi que des SMS porteurs de messages de prévention prônent les bons gestes et les consignes pour endiguer l’épidémie.
RFI et MSF unissent leurs forces pour contribuer plus largement encore à la prévention dEbola en Afrique. La radio du monde, suivie chaque semaine par plus de 31 millions dauditeurs sur le continent, met ses antennes à disposition de lassociation humanitaire, très présente sur place. Des messages ciblés en français, en anglais, en haoussa et en portugais sont diffusés aux heures de grande écoute à destination des pays touchés. RFI met également à disposition de ses internautes des fiches pédagogiques (réalisées en collaboration avec MSF) pour mieux informer les populations sur cette fièvre hémorragique mais aussi pour sen protéger et se soigner.
Le message de prévention dune minute, réalisé avec MSF, a pour objectif de sensibiliser les auditeurs à la détection des symptômes dEbola ainsi quaux mesures sanitaires de prévention :
Ces initiatives viennent renforcer la mobilisation de la rédaction de RFI qui sattache à informer ses auditeurs quotidiennement dans ses journaux et magazines, à limage de lémission « Priorité santé », récemment délocalisée à Conakry, en Guinée.
« Les échantillons analysés par l’Institut de microbiologie ont abouti à des tests négatifs pour la présence du virus Ebola ». C’est dans un communiqué que les autorités sanitaires espagnoles ont annoncé que les tests réalisés à Valence sur un malade qui était soupçonnée d’avoir contracté le virus Ebola se sont avérés négatifs. Le patient, qui serait de nationalité nigériane, est dans un état « stable », par mesure de précaution et en attendant le résultat de ces tests, il avait été placé en isolement dans l’hôpital spécialisé de Saint-Jean à Alicante (ouest de l’Espagne) car on craignait qu’il ne soit atteint du virus de la fièvre hémorragique qui a déjà fait plus d’un millier de morts cette année. Lire la suite « Ebola : pas de nouveau cas en Europe »→
Après l’acteur américain, Robin Williams qui s’est suicidé le 11 août, on apprenait que le chanteur Pierre Vassiliu, interprète du célèbre titre « Qui c’est celui-là ? », qui est mort ce dimanche 17 août au matin à l’âge de 76 ans, était lui aussi atteint de la maladie de Parkinson. L’un venait de déclarer cette pathologie, le second en souffrait depuis plus de quinze ans.
La maladie de Parkinson est une affection neurodégénérative chronique, lentement évolutive, d’origine le plus souvent inconnue. Elle touche une structure de quelques millimètres située à la base du cerveau et qui est composée de neurones dopaminergiques qui disparaissent progressivement. Leur fonction est de fabriquer et libérer la dopamine, un neurotransmetteur indispensable au contrôle des mouvements du corps, en particulier les mouvements automatiques. 5% des Parkinson ont une origine génétique, pour les 95% des cas, c’est l’inconnu. Lire la suite « Parkinson : lenteurs des mouvements, raideurs musculaires, tremblements, fatigue… »→
En France, la loi prévoit permet à toute femme enceinte, y compris mineure, qui sestime placée dans une situation de détresse de demander à un médecin linterruption de sa grossesse. Une IVG peut être pratiquée sur une mineure avec ou sans autorisation parentale. C’est une grande avancée dans le droit à l’égalité, dans le droit immuable de pouvoir choisir.
Afin de garantir cet accès aux centres d’IVG durant la période estivale, la ministre de la Santé a adressé une instruction aux directeurs des Agences régionales de santé et des établissements sanitaires leur demandant de « garantir la qualité de l’accès à l’information et de la prise en charge des femmes. Des délais d’accès conformes aux recommandations de la Haute Autorité de Santé doivent être maintenus tout au long de l’année ».
La ministre souhaite par ailleurs souligner les avancées majeures décidées depuis plus d’un an par le gouvernement, qui permettent de garantir à toutes les femmes qui en ont besoin une bonne information et le recours à l’IVG sans obstacle financier, partout en France. C’est notamment le cas des mesures suivantes : le remboursement à 100% des IVG pour toutes les femmes ; la revalorisation de 50% de l’acte chirurgical de l’IVG pour les établissements hospitaliers ; la création du site www.ivg.gouv.fr pour garantir aux femmes une information complète et fiable sur leurs droits.
Nos confrères du Monde.fr expliquent que « Ce produit est le fruit dun programme financé par le gouvernement et larmée américains, en collaboration avec les autorités sanitaires canadiennes. Il a été identifié comme traitement potentiel en janvier. Baptisé « ZMapp » (MB-003), c’est un cocktail d’anticorps monoclonaux, c’est-à-dire de molécules dirigées spécifiquement contre une autre molécule et permettant sa destruction par le système immunitaire.
En l’occurrence, le ZMapp est obtenu en laboratoire avec des animaux exposés à des particules du virus Ebola qui produisent des anticorps prenant donc précisément pour cible le virus »(…)
Au terme d’une réunion de deux jours, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété, vendredi 8 août, que le virus Ebola représentait une « urgence de santé publique de portée mondiale ». Devant une situation qui continue de s’aggraver, il faut une « réponse internationale coordonnée » pour « arrêter et faire reculer la propagation internationale d’Ebola », estime l’organisation.
Le dernier bilan de l’OMS fait état de 933 morts des suites du virus sur 1 712 cas (confirmés, suspects ou probables) : 363 en Guinée, 282 au Liberia, 286 en Sierra Leone et 2 au Nigeria. Il s’agit de la plus grave épidémie depuis la découverte de cette fièvre hémorragique, en 1976.
L’Afrique de l’ouest est secouée par la plus virulente des épidémies de fièvre hémorragique à virus Ebola. 1.323 personnes ont été touchées, 729 ont succombé à ce jour, au cours de lépidémie la plus importante jamais observée. Cette redoutable maladie pour l’homme compte un taux de létalité pouvant atteindre 90%. Cest lune des maladies les plus virulentes au monde. Linfection se transmet par contact direct avec du sang, des liquides organiques ou des tissus de personnes ou danimaux infectés. Les personnes gravement malades ont besoin de soins intensifs. Pendant une flambée, les plus exposés à linfection sont les agents de santé, leur famille et les personnes en contact rapproché avec des malades ou des patients décédés. Linfection peut cependant être maîtrisée moyennant des mesures de protection recommandées dans les dispensaires et les hôpitaux, lors de rassemblements ou à domicile.
Une réunion d’urgence s’est déroulée ce mercredi 6 août, pour estimer le risque de propagation au niveau international. Le Directeur général de lOMS et les présidents des pays dAfrique de lOuest touchés par la flambée de maladie à virus Ebola s’étaient rencontrés vendredi dernier pour présenter un nouveau plan de riposte commun, dun montant de 100 millions de dollars (US$), dans le cadre dune campagne internationale, régionale et nationale de lutte intensifiée destinée à maîtriser la flambée.