
Courir ensemble pour faire reculer le handicap, une initiative portée depuis 1992 par l’association Handicap internationale se déroulera ce dimanche 10 mai au bois de Boulogne. Course solidaire, familiale, elle génère des fonds reversés intégralement à l’ONG. Chaque année, plus de 3000 coureurs, amateurs ou pro, sportifs valides ou handicapés s’élancent ensemble sur le parcours.
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Pour la 2e année consécutive, 7 associations oeuvrant pour le bien-être des personnes en souffrance psychique organisent une manifestation festive dans les rues de Paris.

Les personnes en difficulté psychique se voient régulièrement discriminées, disqualifiées, car l’on considère leur avis comme à priori suspect. 47% des Français associent les problématiques de santé mentale à des dénominations négatives (Débile, attardé, aliéné, dément, violent…), déplorent les organisateurs.
Des tabous vivaces !
« Les tabous concernant la santé mentale sont vivaces. Nous, associations d’usagers et proches en santé mentale pensons qu’il est urgent que la société change de regard, pour l’inclusion des usagers en santé mentale comme citoyen à part entière. C’est pourquoi nous entendons mener une action de sensibilisation auprès du grand public pour faire valoir le respect et la dignité des personnes en souffrance psychique, en organisant une Mad Pride : Un défilé festif de lutte contre les discriminations dont sont l’objet les personne en souffrance psychique« . La Mad Pride est un mouvement populaire né aux Etats-Unis dans les années 90 et qui s’est mondialisé et est organisé depuis deux ans à Paris.
Liste des associations organisatrices de l’événement :
Advocacy France – Association d’usagers en santé mentale, médico-sociale et sociale –
AFTOC – Association Française de personnes souffrant de Troubles Obsessionnels Compulsifs –
BICYCLE – Association d’aide aux familles d’enfants et d’adolescents souffrant d’un trouble de l’humeur.
France-Dépression – Association française contre la dépression et les troubles bipolaires –
Humapsy – Association créée par des patients suivis en psychiatrie – humapsy.wordpress.com
Vie Libre – Mouvement d’anciens buveurs, lutte contre l’alcoolisme, entraide des personnes addictes et proches.
Schizo ? Oui ! – Association pour parler de la schizophrénie.
Au lendemain de l’annonce de la 3e greffe de cur Carmat à l’hôpital Georges-Pompidou, on apprenait le décès du 2e patient à avoir reçu un cur artificiel total, un homme âgé de 69 ans. Cet essai de faisabilité mené par la société Carmat porte sur l’implantation de cur artificiel sur quatre patients en insuffisance cardiaque biventriculaire irréversible dont le pronostic vital est engagé à brève échéance.

Le premier greffé, un homme de 76 ans, a vécu 74 jours avec cette prothèse avant qu’elle s’arrête brusquement. Le second, décédé le 1er mai dernier, aura survécu 9 mois.
Ironie du sort, le 28 avril, Marcello Conviti, le directeur général de Carmat félicitait pour cette 3e greffe, les équipes médicales tout en se réjouissant « du bon état de santé du 2e patient, implanté en août 2014, qui a pu retrouver une vie normale après son retour à domicile en début dannée« . Deux jours plus tard, le 2e greffé du cur Carmat mourrait.
Hospitalisé à Nantes, vendredi 1er mai dans la soirée à la suite dune insuffisance circulatoire suite à une dérive fonctionnelle de la prothèse, l’homme a été placé sous assistance cardio respiratoire en unité de soins intensifs, il a subi une nouvelle transplantation le samedi 2 mai. Si lopération a été menée à son terme et la circulation sanguine a été rétablie, le patient a succombé « à des complications poly-viscérales post opératoires« , indique dans un communiqué la société Carmat qui ajoute que : « Cet évènement est à situer dans le contexte de la phase dessai de faisabilité dun dispositif extrêmement innovant pour des malades souffrant dinsuffisance cardiaque terminale.
La Société reste résolument confiante dans la capacité de la prothèse et renouvelle lengagement total de ses équipes en ce sens« . Ces deux décès ne devraient donc pas remettre en cause l’essai, en effet les critères de succès comportent -entre autres- la survie à 30 jours après limplantation et la récupération fonctionnelle des organes vitaux.

Incontestables progrès de la médecine, les vaccins sont des substances actives qui dopent le système immunitaire pour le rendre résistant à des pathologies infectieuses. Leur mise au point permet de sauver des milliards de personnes sur la planète, de protéger des nouveau-nés de méningites, d’handicaps, de terribles maladies comme la poliomyélite, la tuberculose… Mais comme tous produits actifs, ils ne sont pas à risque zéro. Certains organismes immuno-déprimés peuvent ressentir des troubles plus ou moins graves, certains cas peuvent être létales, mais c’est excessivement rare et le bénéfice risque plaide indéniablement en faveur d’une couverture vaccinale maximale. Enfin, pour les vaccins qui ont fait depuis longtemps leur preuve et qui sont obligatoires.
L’actualité récente avec deux cas de décès de nouveau-nés vaccinés au Rotarix et RotaTeq (vaccins contre la gastro-entérite) a ravivé les tensions entre défenseurs de la vaccination et opposants à l’inoculation de ces produits actifs. Ces vaccins contre les rotavirus ne sont pas obligatoires, ni recommandés, juste « conseillés ». Ils sont d’ailleurs assez coûteux à l’achat. Une professionnelle de santé en dispensaire publique nous confiait cette semaine qu’elle même n’avait pas fait vacciner ses enfants avec ces vaccins. « Tous les enfants ont des gastros. I faut surveiller les bébés bien sûr avec les poussées de fièvres. Mais si on hydrate suffisamment les enfants, avec de l’hygiène, des sachets de réhydratations, tout se passe bien. Il y a des vaccins obligatoires, il faut communiquer sur ceux là surtout ».

Depuis le début de la commercialisation en France de ces deux vaccins (Rotarix et RotaTeq) et jusquau 31 octobre 2014, plus de 1 million de doses ont été distribuées en France. 508 notifications deffets indésirables médicalement confirmées, dont 201 graves, ont été recueillies et analysées. Parmi les observations graves, 47 cas dinvaginations intestinales aiguës, survenues dans le mois suivant la vaccination, ont été rapportés, dont quelques-uns dévolution fatale. Linvagination intestinale aiguë est un type deffet indésirable qui, bien que considéré comme très rare (moins de 1 cas sur 10 000 vaccinés), nécessite, de par sa gravité, une prise en charge immédiate, dès les premiers signes cliniques.
Aussi, les professionnels de santé sont invités à sensibiliser les familles sur les signes dinvagination intestinale aigüe, survenant dans le mois suivant la vaccination, devant les amener à consulter sans délai leur médecin : douleurs abdominales, pleurs répétés et inhabituels de lenfant, vomissement, présence de sang dans les selles, ballonnements abdominaux et/ou fièvre élevée.
A loccasion de la semaine européenne de la vaccination qui se déroule jusqu’au 25 avril, la ministre de la Santé, Marisol TOURAINE, a tenu à plaider pour la vaccination. « La vaccination est sans aucun doute lun des plus grands succès des politiques de santé publique. Ce geste de prévention a permis de sauver des millions de vies. Il a joué un rôle majeur en enrayant la transmission de certaines maladies infectieuses et en participant à leur éradication. La vaccination est un acte solidaire et citoyen. Chacun dentre nous porte une responsabilité de santé publique. Chacun dentre nous est un maillon de la chaîne de transmission. Se vacciner, cest se protéger et cest aussi protéger les autres, et en particulier les plus fragiles », a déclaré Marisol TOURAINE.

Selon le baromètre santé 2014 réalisé par lInstitut national de prévention et déducation pour la santé (Inpes), 79 % des Français (18-75 ans) se déclarent favorables à la vaccination, alors quils nétaient que 61% en 2010.
Un an après son instauration pour les salariés du secteur privé, le don de RTT sera enfin officialisé pour le secteur public au mois de mai 2015. Cette annonce du ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu sur les ondes de RTL ce vendredi 3 avril est une réponse à une forte mobilisation d’une association appelée « Une roulade pour Charline ».

Cette petite fille de 5 ans atteinte d’une tumeur cérébrale incurable n’a que quelques mois à vivre, ses parents Isabelle et Régis sont fonctionnaires de police à Mulhouse, tous deux sont au chevet de leur enfant depuis le mois d’août dernier. La solidarité entre collègues, forte dans ce corps de métier, a joué à plein régime, et la mobilisation pour le don de jour de RTT a été un vrai combat pour ne pas infliger des problèmes d’argent à ce couple dans la peine.
Le décret d’application de la loi dite Mathys également une émanation d’une mobilisation de parents, notamment de Christophe Germain un papa confronté au cancer de son fils, sera signé le 14 avril prochain. Exceptionnellement, la loi sera rétroactive pour les parents de Charline qui ont bénéficié d’un vaste élan de solidarité de la part de leurs collègues, mais aussi de toute une région.
Pour soutenir l’action de l’association rendez-vous sur la page Facebook de l’association, cliquez ici.
La Polynésie française peut se targuer d’afficher l’un des taux d’obésité infantile parmi les plus élevés dans le monde : 34% des enfants âgés de 5 à 14 ans sont obèses, c’est 14% de plus qu’aux Etats-Unis. Les adultes ne sont pas en reste, 4 sur 10 sont obèses.

Le docteur Jean-Louis Boissin, endocrinologue et vice-président de l’association des diabétiques et obèses de Polynésie tire la sonnette d’alarme, « il faut agir
Maintenant » assène-t-il aux autorités locales, « Taxer les gâteaux apéritifs, les viennoiseries, créer des activités sportives en direction des jeunes, mettre en place des menus diététiques dans les cantines… »
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Chaque année, 17 000 Français décèdent d’un cancer du colon, dans 90% des cas, grâce à sa prévention et à son dépistage, ce peut être évité. Lorsqu’il est détecté de petite taille les chances de guérison augmentent considérablement passant de 20 à 90 %. Pour inciter le grand public à se faire dépister, les 400 hépato gastro-entérologues français ouvriront leur cabinet pour des consultations gratuites le 24 mars prochain.

Les médecins spécialistes rappellent qu’il « faut faire un test de dépistage tous les deux ans après 50 ans ou consulter un spécialiste s’il existe des symptômes intestinaux ou des facteurs de risques afin de faire une coloscopie pour ne pas passer au travers, car sans le savoir, vous êtes peut-être assis sur un cancer ». Afin de mieux connaître cette maladie, Parlonssante.com est allé à la rencontre d’un gastro-entérologue qui participe à cette journée de mobilisation nationale, le docteur Eric Vaillant.
INTERVIEW
Avec 42.000 cas découverts chaque année, le cancer colo-rectal est le deuxième cancer le plus meurtrier en France, tuant plus de 17.000 personnes par an. Qui est le plus touché dans la population ? Les hommes, les femmes et quelle tranche d’âge ?

Docteur Eric Vaillant : « Les hommes sont plus touchés, mais le cancer colo-rectal est le 2e cancer de la femme après le sein. Le risque est notable à partir de 50 ans et augmente régulièrement avec l’âge, le risque est très important après 85 ans ».
Comment se déroule une consultation de dépistage ?
Docteur Eric Vaillant : « Il débute par un interrogatoire sur les antécédents personnels et familiaux, sur les symptômes et les prises médicamenteuses, et par une information sur les tests et la coloscopie (information écrite sur le risque) et au choix éclairé en fonction des recommandations actuelles et des convictions du médecins ».
Quels sont les signes évocateurs qui doivent inciter à consulter son médecin ?
Docteur Eric Vaillant : « Le cancer colo-rectal ne donne pas de symptômes pendant 2 à 3 ans (d’où l’importance d’un dépistage préalable aux symptômes, NDLR). Les symptômes sont mineures : douleur abdominales, troubles du transit intestinale, sang dans les selles, faux besoin, glaires. Les symptômes les plus graves surviennent à un stade trop avancé, et où on ne peut souvent plus rien faire : Il s’agit d’une altération de l’état général, d’un amaigrissement, d’une asthénie, d’anorexie, d’occlusion intestinale ».
La présence de sang dans les selles doit-elle être toujours prise très au sérieux ?
Il y a toujours une pathologie grave derrière ce type de symptômes ?
Docteur Eric Vaillant : « Non 10 % de cancer et c’est souvent des hémorroïdes qui saignent, mais tant qu’on a pas fait d’examen on ne peut pas le savoir. Il est donc recommandé de voir systématiquement un gastro-entérologue lorsque l’on constate du sang dans les selles ».
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Chaque année, 17 000 Français décèdent d’un cancer du colon. Dans 90% des cas, grâce à sa prévention et à son dépistage, ce peut être évité, lorsqu’il est dépisté de petite taille ses chances de guérison augmentent considérablement passant de 20 à 90 %. Pour inciter le grand public à se faire dépister, les 400 hépato gastro-entérologues français ouvriront leur cabinet pour des consultations gratuites le 24 mars prochain.

Les médecins spécialistes rappellent qu’il « faut faire un test de dépistage tous les deux ans après 50 ans ou consulter un spécialiste s’il existe des symptômes intestinaux ou des facteurs de risques afin de faire une coloscopie pour ne pas passer au travers, car sans le savoir, vous êtes peut-être assis sur un cancer ». Afin de mieux connaître cette maladie, Parlonssante.com est allé à la rencontre d’un gastro-entérologue qui participe à cette journée de mobilisation nationale, le docteur Eric Vaillant.
INTERVIEW
Avec 42.000 cas découverts chaque année, le cancer colo-rectal est le deuxième cancer le plus meurtrier en France, tuant plus de 17.000 personnes par an. Qui est le plus touché dans la population ? Les hommes, les femmes et quelle tranche d’âge ?

Docteur Eric Vaillant : « Les hommes sont plus touchés, mais le cancer colo-rectal est le 2e cancer de la femme après le sein. Le risque est notable à partir de 50 ans et augmente régulièrement avec l’âge, le risque est très important après 85 ans ».
Comment se déroule une consultation de dépistage ?
Docteur Eric Vaillant : « Il débute par un interrogatoire sur les antécédents personnels et familiaux, sur les symptômes et les prises médicamenteuses, et par une information sur les tests et la coloscopie (information écrite sur le risque) et au choix éclairé en fonction des recommandations actuelles et des convictions du médecins ».
Quels sont les signes évocateurs qui doivent inciter à consulter son médecin ?
Docteur Eric Vaillant : « Le cancer colo-rectal ne donne pas de symptômes pendant 2 à 3 ans (d’où l’importance d’un dépistage préalable aux symptômes, NDLR). Les symptômes sont mineures : douleur abdominales, troubles du transit intestinale, sang dans les selles, faux besoin, glaires. Les symptômes les plus graves surviennent à un stade trop avancé, et où on ne peut souvent plus rien faire : Il s’agit d’une altération de l’état général, d’un amaigrissement, d’une asthénie, d’anorexie, d’occlusion intestinale ».
La présence de sang dans les selles doit-elle être toujours prise très au sérieux ?
Il y a toujours une pathologie grave derrière ce type de symptômes ?
Docteur Eric Vaillant : « Non 10 % de cancer et c’est souvent des hémorroïdes qui saignent, mais tant qu’on a pas fait d’examen on ne peut pas le savoir. Il est donc recommandé de voir systématiquement un gastro-entérologue lorsque l’on constate du sang dans les selles ».
Si un membre de sa famille, un parent a été concerné, faut-il se faire dépister ?
Docteur Eric Vaillant : « Oui par Coloscopie exclusivement car ceci aura un effet préventif (réduction du risque de 70 à 90 % à 5 ans et jusqu’à 10 ans). »
Quelle est la part d’hérédité en matière de cancer du côlon ?
Docteur Eric Vaillant : « 1/3 surviennent dans un contexte familial, 5 % dans le cadre de syndrome génétique de cancer du colon héréditaire (syndrome de Lynch) ».
Quel est le traitement ? Une chirurgie ? Quelles sont les chances de survie ? Est-ce un cancer agressif ?
Docteur Eric Vaillant : « S’il s’agit d’un cancer du colon isolé pris au stade précoce dit superficiel, le traitement lors de la coloscopie (polypectomie ou mucosectomie), la survie est proche de 100 %. Sinon il y a la chirurgie. Si il y a des ganglions positifs (stade 3) sur la pièce opératoire, il faudra au moins 6 mois de chimiothérapie dite adjuvante après la chirurgie. La survie du patient est de stade 1 : 90-95 % – stade 2 : 80 % – stade 3 : 70 %.

Dans le cas d’un cancer du colon avec métastases (50 % des cas au stade ou on découvre ce cancer actuellement en France devant des symptômes) : il y aura de la chimiothérapie puis de la chirurgie du colon, puis à nouveau de la chimiothérapie, puis de la chirurgie du foie et/ou des poumons si les métastases sont résécables (retirables), il y aura encore un traitement par chimiothérapie soit environ 1 an de traitement pour un taux de survie de 20 %. Si les métastases ne sont pas résécables, il y aura de la chimiothérapie, mais la survie des patients est de 26 à 28 mois (un taux de survie de 0-2 %). En gros pas, pas d’espoir de survie s’il n’y a pas de chirurgie possible pour tout retirer….
La France est-elle plus ou moins concernée que ses voisins européens et au niveau mondial ?
Docteur Eric Vaillant : « C’est un cancer des pays les plus développés (135 00 cas/ aux USA) la France est dans la moyenne européenne en terme d’incidence (variation de 1 à 5 au sein de l’union Européenne) avec des taux très importants dans les pays d’Europe centrale et en Norvège, Danemark et pays bas pour les femmes. Taux faible dans les Balkans et en Grèce ».
Réclamés par les spécialistes et aussi par La Ligue contre le cancer, les nouveaux tests immunologiques de dépistage du cancer du côlon seront-ils bien disponibles dès le mois de mars comme annoncé en décembre par la ministre de la Santé ?
Docteur Eric Vailllant : « Non, à priori en avril mais on attend de voir (promesse de politicien), en attendant l’hemoccult n’est plus disponible … »
Comment fonctionne ce nouveau test immunologique ?
Docteur Eric Vaillant : « C’est le même principe sauf qu’il s’agit d’un anticorps monoclonal qui repères spécifiquement l’hémoglobine humaine (meilleure sensibilité et spécificité du test) avec un seul prélèvement de selles au lieu de 6 et avec moins de manipulation des selles. Il dépiste donc mieux le sang, mais ne pourra jamais dépister ce qui ne saigne pas sur l’échantillon de selles prélevé ».
Pourquoi sa mise sur le marché, a-t-elle été si longue, il est attendu depuis 2008 ? On aurait donc pu sauver plus de vies ?
Docteur Eric Vaillant : « L’augmentation de la sensibilité va augmenter le nombre de coloscopies et entraîner un coût supplémentaire immédiat pour l’assurance maladie, ensuite la stratégie à mettre en uvre, en France fait débat et chaque pays développé a une stratégie différente. Ce choix a été celui d’une réflexion qui toutefois a exclu les spécialistes puisque ce sont les pouvoirs publiques et l’assurance maladie qui décident. D’autre part, un appel d’offre est nécessaire pour le choix du test immunologique avec des risques de contestations juridiques.
En 2008, c’est le test hemoccult qui a été lancé. De nombreuses vies pourraient être sauvées et des cancers évités si on incitait à faire une coloscopie qui est la méthode la plus efficace en terme de dépistage mais surtout de prévention ou en tout cas si on informait clairement la population sur les performances des test (médiocres) et si on laissait chacun maître de choisir son dépistage ou sa prévention comme cela est fait depuis de nombreuses années aux USA (libre choix de la méthode) et en Allemagne (hemoccult ou coloscopie). Les personnes sont différentes et les objectifs personnels de chacun aussi il faut laisser, là aussi, de la liberté plutôt que de vouloir imposer une technique unique qui ne convient pas a tout le monde ».
Est-ce qu’une alimentation équilibrée riche en fruits et légumes et limitée en terme de consommation de viandes rouges, de charcuterie est vraiment bénéfique pour prévenir ce type de cancer ?

Docteur Eric Vaillant : « Oui tout à fait. A contrario, une alimentation faible en fibres et en légumes verts, riche en viandes rouges, pauvre en viandes blanches et en poissons, riche en alcool, riche en aliments frits accroît les risques. Sans oublier le tabac, l’obésité, la sédentarité qui sont également autant de facteurs de risques.
Que penser des techniques dites « douces » comme la consommation de cucurma cette épice qualifiée par certains de «puissant anti-cancéreux»? Ou bien des vertus du thé noir ?
Docteur Eric Vaillant : « Il faut attendre des études sérieuses et multiples qui confirment ces données, mais comptez plutôt sur le dépistage et la prévention, c’est plus efficace !
Propos recueillis par Cl. Chunlaud
Vous cherchez un spécialiste près de chez ?
Les inscriptions se font au préalable auprès des 71 praticiens participants d’ILE DE FRANCE dont la liste est à consulter sur : http://www.prevention-cancer-du-colon.fr/liste_medecins.php
L’occasion pour le grand public de s’informer sur les tous nouveaux tests de dépistage, plus efficaces que les précédents, les facteurs de risques afin de mieux se prémunir. En parler, c’est déjà se soigner, et c’est prendre le chemin d’une action efficace et protectrice pour chacun d’entre nous.
Baisse de la vaccination : le gouvernement veut agir
Depuis plusieurs années, on observe une baisse de la vaccination en France, comme dans l’ensemble des pays européens. Face à ce constat, le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes s’est doté d’un programme national d’amélioration de la politique vaccinale 2012-2017, qui prévoit notamment la facilitation de l’accès à la vaccination et la redéfinition des notions de vaccination recommandée et de vaccination obligatoire.

Dans ce contexte, Manuel Valls, Premier ministre, a nommé Sandrine Hurel, députée de Seine-Maritime, parlementaire en mission auprès de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, pour formuler des recommandations afin de faire évoluer le principe de l’obligation vaccinale et lever les obstacles financiers à la vaccination, sur la base de l’avis du Haut Conseil de la Santé Publique, publié en septembre 2014.
Sandrine Hurel devra également faire des propositions concrètes pour améliorer le taux d’adhésion des Français et des professionnels de santé à la vaccination. Ce rapport devra être remis au ministère de la Santé dans un délai de six mois.
A l’occasion des 50 ans de l’association, Vaincre la Mucoviscidose a souhaité développer un nouveau site plus dynamique répondant davantage aux attentes des patients, des familles, des soignants et chercheurs, des bénévoles mais aussi de tous ceux qui cherchent des informations sur la mucoviscidose, sur l’association et ses 4 grandes missions (guérir, soigner, améliorer la qualité de vie et informer) ou encore sur la mobilisation. Vitrine de l’association, le site internet reçoit chaque année près de 300 000 visiteurs qui consultent environ un million de pages.
