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Allergies alimentaires aux fruits à coque : Noël, Epiphanie, Pâques… des gourmandises à risques

Oeuf chocolat noir praliné à l’ancienne (amandes-noisettes), poule chocolat pistache, lapin chocolat au lait cacahuètes, ces stars des festivités pascales en famille sont un cauchemar pour les familles d’enfants allergiques.

Si l’on souhaite acheter ces produits dans le commerce, en grande surface, le décryptage des étiquettes est déprimant. C’est un véritable crève-coeur que de dire à son petit qui salive devant un étal de chocolats de Pâques, qu’il ne pourra pas y faire son choix.

Gabin a 10 ans et déjà deux chocs anaphylactiques à son actif ! Il est allergique aux fruits à coque et aux arachides. Noix de cajou, noisettes, noix, pistaches, amandes… et autres cacahuètes sont bannies de son alimentation. Et, à chaque célébration de Noël, de l’Epiphanie ou de Pâques, c’est la même quête de gourmandises exsangues de ces aliments poisons pour lui. Pas simple ! Les boites de crottes en chocolat, on oublie ! Les calendriers de l’avent chocolaté, on oublie ! Les papillotes, on oublie ! Seule option le calendrier de petits jouets… Mais c’est dure sous la dent.

Les fruits à coque font partie des allergènes les plus fréquemment impliqués dans les réactions anaphylactiques. En effet, ils sont avec l’arachide,
responsables de 94% des décès par allergie alimentaire.

Pour son anniversaire, idem. Les espaces de jeux et autres bowlings ne prennent pas le risque de faire un dessert adapté. Il faut donc apporter son gâteau. On passe évidemment sur l’école où il n’y a pas de menus spéciaux pour les enfants allergiques, contrairement aux végétariens.

Chaque jour, le panier repas préparé par les parents est apporté à l’école, c’est la règle. Et, les équipes périscolaire veillent au grain. Enfin, presque tout le temps. Car même avec un protocole de PAI (projet d’accompagnement individualisé) béton, une obligation d’apporter dans une glacière le repas… des accidents arrivent. A Quincy-sous-Sénart, cette année, des animateurs n’ont rien trouvé de mieux que de servir au petit Gabin le repas… d’une animatrice ! Un plat cuisiné aux épices cajun. On imagine sans mal le risque létal pour cet enfant de croquer dans une noix de cajou. Une négligence qui aurait pu être lourde de conséquences. Les fruits à coque font partie des allergènes les plus fréquemment impliqués dans les réactions anaphylactiques. En effet, ils sont avec l’arachide, responsables de 94% des décès par allergie alimentaire. L’allergie à la noix de cajou chez l’enfant est spécialement associée à un risque élevé de présenter un choc anaphylactique. Fort heureusement, la « bourde » n’en a pas eu. Mais désormais la confiance est rompue. Bref, refermons cette parenthèse.

Pour Pâques, pas d’impro, on commande chez un chocolatier

Revenons à nos chocolats truffés d’allergènes. Pour les familles, la solution la plus simple est de commander chez un « vrai » chocolatier. On évite les grandes enseignes de chocolats belges qui ne vendent que des produits gras et fourrés d’allergènes. On est vigilant en boulangerie car ils ne fabriquent pas tous ces mignonneries gourmandes, il y a donc réellement un doute sur la liste des ingrédients.

Non, la seule garantie de qualité, sauf si vous les réalisez vous-même, est de s’adresser à un chocolatier de métier. Un professionnel qui saura exactement ce qu’il y a dans ses créations.

Joyeuses Pâques à tous !

Claire

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