Billet... d'humeur

Billet d’humeur : « Le reflet du miroir… »

Nous inaugurons aujourd’hui mardi 1er décembre 2020, une nouvelle rubrique, des billets d’humeur, des états d’âmes d’une quinquagénaire (ou presque) en 2020… Il y sera question de santé, de moral, de psychique, de psychanalyse, de physique, de rôle social, de vies professionnelle et familiale… d’amour et d’amitié, de la vie quoi !

Le premier jour, du reste de ma vie…

« Senior « , cinq petites lettres toutes bêtes qui sonnent comme un « lever banc », un glas, la fin de la récré… Un petit goût de roussi, du début de la fin. Mais pourquoi donc ajouter ce terme « senior » à cette offre d’emploi ? Pourquoi ne pas se limiter à la formule consacrée « expérience souhaitée » ? L’annonce était pourtant argumentée : « expériences », « compétences », « autonomie »… Que du bonheur, de pouvoir s’exprimer en toute liberté, d’user de ses connaissances avec ce délicieux « privilège de l’âge », un recul sur les choses, sur la vie qui vous imprègne à votre insu. Remisés, enfin, les « peut mieux faire », « expérience à acquérir », « manque d’initiatives », etc. Enfin, plus rien à prouver ! Une réalisation, une concrétisation le graal … euh non, une bouffée d’une Inhumation professionnelle.

Pourtant, qu’est ce qui change finalement ? Quand on passe du statut de « junior » à « senior » ? Vous aimez toujours les mêmes choses. Non ? La même musique ou presque, les mêmes soirées déjantées entre amis ? Le parmesan, le chocolat, les apéros by night, les dance floor, rires et faire la fête. Alors quoi ?
Qu’est-ce qui est si différent aujourd’hui ?
Le miroir, enfin votre reflet dans le miroir, matin et soir ! Ce fameux « reflet du miroir qui pèse sur votre vie ». Oui, lui, compte. Un vrai boulet ce putain de miroir. Il pèse, très, très lourd. Il y a peu, c’était vous la « petite jeunette sexy » qui virevoltait entre les bureaux, aussi légère qu’une papillon. Aujourd’hui, c’est fini. Les regards des plus jeunes sont implacables. Ils jugent, censurent, condamnent, sanctionnent. Sans indulgence pour vos rondeurs ou vos excès, vos comportements trop débridés, votre tenue, une jupe ou un décolleté bien trop osés à cet âge. Vous n’osez plus sourire, plus rire aux éclats, de peur de voir « la chevelure de la comète » (on l’appelle également coma;-)… Les pattes d’oie illuminent désormais vos yeux, votre sourire, vos expressions. Et cette merveilleuse ride du lion. La si bien nommée qui vous défigure. Une marque du temps au fer rouge sur votre visage. Bon, réjouissons-nous, l’étape suivante, c’est le coup de poulet et les fleurs de cimetière sur les mains… J’ai la nausée. Autant de traces du temps qui blessent l’âme et crèvent le cœur, font monter les larmes et déprimer les humeurs. Elles vous ramènent à la triste réalité, au poids des ans, à la roue qui tourne, à votre fin.

Oh bien sûr, face à nos parents, nos grands frères et grande tante… Pas de changement. On sera toujours « la petite ». Au sein de la cellule familiale, chacun conserve son rang. Et, on a beau avoir 47 ans, c’est toujours la « petite ». mais quel bonheur ! Qu’est-ce que c’est bon, qu’est-ce que cela fait du bien, l’immobilisme ! En famille, le temps est suspendu. C’est sécurisant, c’est tellement plus réconfortant, que le glissement que l’on sent dès 40 ans, cet inexorable mouvement qui nous pousse chaque jour un peu plus… hors du terrain ! »

« Pour finir ce premier post, un peu d’humour, un petit détour sur les références de notre vie, nos belles références enviées hier, moquées aujourd’hui. Nos références musicales, cinématographiques… historiques même qui, face à des trentenaires vous relèguent déjà aux calanques grecques. « En 1988, tu passais ton bac ». « Et toi ? Ah Tu poussais ton premier cri… » « Et toi ? Tu n’étais même pas née, tu es de 1992 ? » A l’époque, je passais mes soirées à l’Aquarius, une discothèque mythique du 94… » « « La Guerre du feu », tu connais pas ? Non, ce n’est pas sur Tik Tok, c’était un film incroyable. Forcément, il n’y avait pas de story sur insta, n’y d’appli à l’époque ». « La 4 G, n’était pas née. La 5 était une chaîne de télé qui diffusait des séries cultes « Supercopter » et autres « Shérif fait moi peur »… »

Rassurez-vous, chères Quinqua ne craignez rien, les trentenaires qui affichent effrontément leur jeunesse en étendard, toutes puissantes aujourd’hui, n’y échapperont pas ! Et ça, ça fait du bien d’y penser ! »

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