La troisième édition de la « Journée mondiale du rein » se déroulera jeudi 13 mars. Plus de 40 pays se sont associés à cet événement dans le but d’alerter sur les maladies rénales qui touchent plus de 500 millions de personnes dans le monde. Trois millions de Français sont concernés par les maladies rénales. Plus de 500 millions de personnes dans le monde – soit près d’un adulte sur dix – souffrent d’une affection rénale, et plusieurs millions meurent prématurément chaque année de complications cardiovasculaires liées à l’insuffisance rénale chronique.

A l’occasion de cette journée spéciale organisée par la Fondation du Rein, l’Académie nationale de médecine (Paris) accueillera, ce jeudi 13 mars, deux événements : une « rencontre-débat » avec les associations de malades dans la matinée et un colloque sur « La prévention de l’insuffisance rénale chronique et de ses complications cardiovasculaires » l’après-midi. En effet, les patients insuffisants rénaux présentent un risque 20 fois plus élevé d’être victime d’un accident cardiovasculaire.

En province, la Fédération nationale d’aide aux insuffisants rénaux (FNAIR) organisera la « Traversée à pied de la baie du Mont Saint-Michel » pour sensibiliser le grand public. Parallèlement à ces deux actions phares, de nombreuses conférences publiques auront lieu en France, ainsi que des interventions télévisées, radiophoniques et des publications dans la presse.

Cette journée a pour objectif de sensibiliser le public à l’importance d’un dépistage précoce des maladies rénales. « Il s’agit le plus souvent de maladies silencieuses, dont le diagnostic est tardif » déplore le Dr. Couser, Président de la Société internationale de néphrologie. Malheureusement, nombre d’entre elles n’ont pas été pris en charge avant le stade terminal qui nécessite une dialyse ou une greffe. Les chercheurs et médecins s’inquiètent par ailleurs de l’augmentation du nombre de patient souffrant du diabète et de l’hypertension artérielle, qui sont les deux causes principales d’une insuffisance rénale.

Afin de diminuer l’incidence et les conséquences de l’insuffisance rénale, un dépistage national, anonyme et gratuit, sera organisé du 4 au 12 octobre 2008, dans le cadre de la semaine du rein.

Le parrain de la journée du rein, Daniel Gélin nous a quitté il y a cinq ans. Son combat pour aider celles et ceux qui souffrent d’une maladie rénale fut exemplaire, car Daniel ne ménageait jamais sa peine. Juste avant de partir, il écrivait :

« Je suis dialysé depuis janvier 1999, j’avais alors 78 ans. Soixante-dix-huit ans d’une vie intense, une vie d’homme actif cumulant la fonction du comédien, de l’écrivain et du jardinier. Du jour au lendemain, tout s’est arrêté. Mon insuffisance rénale s’est brusquement aggravée et je découvre en urgence l’appareil qui désormais allait me permettre de vivre. Aurais-je pu l’éviter ? Et voilà posé le problème de la prévention. Bien vite je constate combien le public ne connaît rien de l’insuffisance rénale, ni de la dialyse, rien de son fonctionnement, rien de ses astreintes. Moi-même, avant d’être concerné, avais-je été informé ? Non, et la communication me semble primordiale. Je tiens à y participer le plus activement possible. J’ai aujourd’hui 80 ans, une belle vie derrière moi ; souvent lors de mes longues séances de dialyse, je pense aux jeunes dans mon cas. Il y a l’espoir de la greffe et les magnifiques progrès réalisés. Mais encore une question : fait-on assez pour inciter au don d’organe ? Ces journées vont nous aider à répondre et sans doute ouvrir d’autres débats enrichissants.»

Comment est née la Journée mondiale du Rein ?

La « Journée mondiale du Rein », inaugurée en 2006 à l’initiative de la Société Internationale de Néphrologie (ISN) et de la Fédération Internationale des Fondations du Rein (IFKF) aura lieu cette année le 13 mars dans plus de 40 pays. Elle a pour but d’attirer l’attention des populations, des professionnels de santé et des décideurs politiques sur le fléau représenté par les maladies rénales, sur les possibilités actuelles de dépistage, de diagnostic et de traitement, ainsi que sur les résultats et les perspectives des recherches scientifiques dans ce domaine.

L’ISN, créée en 1960 par le Pr. Jean Hamburger, comprend 9 000 chercheurs, cliniciens et autres professionnels de santé de 126 pays. Elle a des missions de formation continue et établit des programmes de recherche afin de réduire l’incidence et l’impact des maladies rénales dans le monde. L’ISN est la principale organisation internationale qui allie la science à la pratique de la néphrologie.

L’IFKF, créée en 1999, regroupe 52 fondations du rein de 37 pays. Cette fédération œuvre dans le monde entier pour améliorer la santé, le bien-être et la qualité de la vie des personnes souffrant d’une maladie rénale.

Objectif de la Journée Mondiale du Rein

Des actions d’information ont été organisées en 2006 et 2007 simultanément dans de nombreux pays, sous la forme de campagnes d’affichage, de conférences publiques, d’émissions TV et radio, et l’édition 2008 de la Journée Mondiale du Rein promet d’être encore beaucoup plus fertile en évènements de toutes sortes.

L’objectif de la « Journée mondiale du Rein » est de réduire l’incidence et l’impact de l’insuffisance rénale chronique. « Il s’agit le plus souvent d’une maladie silencieuse, dont le diagnostic est tardif » souligne le Dr. William Couser, président de la Société internationale de néphrologie. Or, nous pouvons détecter les maladies rénales très précocement, et nous pouvons ralentir ou même stopper la progression de l’insuffisance rénale et leurs complications cardiovasculaires.

Dans les pays développés, le nombre de personnes qui auront besoin d’une dialyse ou d’une greffe rénale devrait doubler au cours de la prochaine décennie – en grande partie en raison de l’augmentation très importante de l’incidence du diabète et de l’hypertension artérielle, principales causes de l’insuffisance rénale chronique. La majorité des personnes vivant dans les pays en voie de développement ne peuvent bénéficier des traitements par dialyse et transplantation pour des raisons financières. En Inde, seulement 10 % des patients qui ont besoin d’un traitement de suppléance rénale peuvent être traités.

Que va-t-il se passer en France le 13 mars 2008 ?

Les maladies rénales touchent environ 3 millions de Françaises et de Français. Nombre d’entre eux souffrent d’une insuffisance rénale chronique ; 35 000 personnes sont actuellement dialysées et plus de 25 000 sont porteuses d’un greffon rénal. Parmi les 7 500 patients qui entrent en dialyse chaque année, 35 % n’ont pas bénéficié à temps d’une prise en charge néphrologique, alors qu’un dépistage précoce aurait pu éviter à la maladie d’arriver au stade terminal de l’insuffisance rénale, puisqu’un traitement et un suivi adaptés, ainsi que le respect de règles hygiéno-diététiques peuvent notablement en ralentir la progression. C’est pourquoi l’INSERM a lancé en 2007, avec la Fondation du Rein et la Société de Néphrologie, un programme national de recherche (PNR) sur les maladies des reins et des voies urinaires. En France, la Journée Mondiale du Rein est organisée par la Fondation du Rein et placée cette année sous le haut patronage de Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et de Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports.


Source : Communiqué conjoint des Ministères de la Santé et de la Recherche et des différentes associations et sociétés savantes des maladies du rein du 10 mars 2008.

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