En six semaines, 1 000 000 personnes ont été atteintes par l’épidémie de diarrhée aiguë qui sévit actuellement en France. Le réseau de surveillance Sentinelles, composé d’environ 1.200 médecins généralistes en France métropolitaine indique que le seuil épidémique (274 cas pour 100.000 habitants) a été dépassé dans quinze régions : Basse-Normandie (985 cas pour 100 000 habitants), Franche-Comté (661), Bretagne (582), Lorraine (546), Haute-Normandie (518), Auvergne (500), PACA (484), Aquitaine (460), Nord-Pas-De-Calais (423), Bourgogne (385), Champagne-Ardennes (340), Languedoc-Roussillon (322), Midi-Pyrénées (308), Rhône-Alpes (300) et Picardie (280). « Il existe chaque année en France, comme dans tous les pays européens, une épidémie hivernale de gastro-entérite aiguës (GEA) », explique l’Institut nationale de veille sanitaire (INVS). Elle se traduit par « 1 million à 1,5 million de consultations en médecine générale. L’augmentation du nombre de consultations s’observe habituellement entre décembre et janvier avec un pic, le plus souvent au cours des deux premières semaines de janvier ».

Attention à la déshydratation

Ces gastro-entérites hivernales sont surtout d’origine virale. « Elles se manifestent — après une période d’incubation variant selon l’agent infectieux de 24 à 72 heures — par de la diarrhée qui peut s’accompagner de nausées, de vomissements, de douleurs abdominales et parfois de fièvre », précise l’Institut national de veille sanitaire. La durée de la maladie est généralement de trois à quatre jours. Principale complication : la déshydratation aiguë, « qui survient le plus souvent aux âges extrêmes de la vie », c’est-à-dire chez les moins de 5 ans et les plus de 75 ans. Il faut être très vigilant avec les nourrissons et surveiller leur poids. Attention à la déshydratation ! Il est indispensable de consulter quand un tout petit est touché par le virus.

Les modes de contamination

La gastro-entérite se transmet surtout de personne à personne, notamment par les mains. Elle a d’ailleurs hérité du joli surnom de « maladie des mains sales ». Charmant ! En fait, le respect des règles élémentaires d’hygiène ne vous protègera pas à 100% . Toutefois, il est indispensable de les respecter surtout si l’un de vos proches est déjà malade. Lavez soigneusement les objets touchés par ce dernier. Les postillons et les éternuements facilitent la transmission d’un individu à l’autre. La promiscuité dans les transports en commun, salles de classes et autres lieux publics accroît chaque hiver la propagation de l’épidémie.

Eau polluée : méfiance !

L’été aussi la gastro-entérite sévit. Une simple baignade estivale dans de l’eau polluée et vous prenez le risque de passer votre nuit dans les wc ! Certains virus peuvent être transmis par l’ingestion d’aliments, consommés crus ou peu cuits, qui sont soit contaminés à la production par contact avec des eaux souillées par des déjections, soit contaminés secondairement lors de la manipulation par une personne porteuse du virus. Il s’agit le plus souvent des huîtres. Chaque année, on dénombre autour de 600 décès avec une infection intestinale comme cause initiale du décès principalement dans les âges extrêmes. Dans tous les cas, si l’état fébrile perdure et que les vomissements et diarrhées sont trop pénibles, il est souhaitable de consulter un médecin qui prescrira simplement un anti-diarrhéique et un réhydratant.

C.C.

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