La coqueluche

La coqueluche est une maladie respiratoire très contagieuse due à la bactérie Bordetella pertussis. La coqueluche se développe par épidémie. La contamination s’opère par voie aérienne lors de contacts directs avec des personnes infectées. Dans les pays non vaccinés, la transmission se fait d’enfants à enfants. En revanche, dans les pays vaccinés depuis longtemps, comme la France, la transmission se ferait maintenant d’adultes à nourrissons. Cette maladie, considérée longtemps par erreur comme une maladie de la petite enfance, peut être sévère pour l’homme à tout âge mais est particulièrement dramatique, voire mortelle, pour les nourrissons de moins de 6 mois et les personnes à risque telles les femmes enceintes et les personnes âgées.

L’incidence de la maladie a largement diminué dans les pays ayant introduit la vaccination généralisée. On dénombre, cependant, toujours de 40 à 60 millions de cas de coqueluche dans le monde avec environ 300 000 décès par an dont la majorité recensés dans les pays en développement. Dans les pays ayant une vaccination généralisée depuis plus de quarante ans, tels l’Australie, la Belgique, le Canada, les Etats-Unis, la Finlande, la France et les Pays-Bas, on observe depuis une dizaine d’années un changement de transmission de la maladie dû principalement à l’absence de rappel vaccinal après dix-huit mois. En effet, la transmission ne se fait plus d’enfants à enfants, comme dans l’ère pré-vaccinale, mais d’adolescents-adultes à nouveau-nés. Les rappels vaccinaux n’étaient pas recommandés en raison d’une éventuelle augmentation des effets secondaires entraînés par des vaccinations répétées avec le vaccin à germes entiers. En France, suite à plusieurs enquêtes réalisées en 1991, 1993-1994,1999 et 2005, le même changement a été observé. Pour cette raison, depuis 1998 un rappel tardif à 11-13 ans est recommandé pour les adolescents et depuis octobre 2004 pour les jeunes parents, les adultes à risque, et les personnels de santé en contact avec des nouveau-nés. Ces rappels ont pu être introduits grâce à la mise sur le marché, de vaccins sous unitaires ou acellulaires (c’est-à-dire composés de protéines bactériennes inactivées) adaptés au nourrisson et à l’adolescent ou à l’adulte. D’autres pays, tels l’Allemagne, l’Autriche, l’Australie, le Canada, les Etats-Unis, ont décidé de faire de même. (http://www.hcsp.fr/hcspi/explore.cgi/accueil)
Sources : Institut Pasteur

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