Pablo Ferrer, pneumologue hospitalier.
Pablo Ferrer, pneumologue hospitalier.

L’essoufflement est le principal symptôme d’une terrible maladie appelée broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO).

Fille de la tabagie, cette pathologie qui vous coupe le souffle, nécessite, au stade ultime, la mise sous oxygène en continu des patients.

Aujourd’hui, mercredi 18 novembre c’est la 8e journée mondiale de lutte contre la BPCO. Des actions de sensibilisation et de dépistage dans plus de 20 villes françaises sont organisées en collaboration avec les comités départementaux de Lutte contre les maladies respiratoires et la Fédération française des associations et amicales des malades insuffisants ou handicapés respiratoires (FFAAIR).

Sournoise et insidieuse, la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) s’installe progressivement sur les bronches des fumeurs au long court. Véritable tueuse en série, elle prive chaque année 16 000 Français de leurs proches.

BPCO et grippe : un duo dangereux !

La BPCO est très différente de l’asthme qui débute chez les sujets jeunes et se définit par des crises aiguës, elle prend ses marques à chaque bouffée. Peu à peu, elle obstrue les bronches. Le fumeur s’accommode souvent de ses symptômes, il vit avec sa toux matinale et ses essoufflements. Il les néglige le plus souvent par inconscience, défi ou peur du diagnostic. Le fait est, qu’un jour, les lésions deviennent irréversibles. Deux patients sur trois sont inconscients de leur état, ils ont une obstruction bronchique, mais ne savent pas malade. 68% de la population active souffrant de ces signes cliniques ne consulte pas”, indique le professeur Gérard Huchon, président du comité national contre les maladies respiratoires. « En période grippale, le risque de complications chez les patients souffrant de BPCO est grand. Le poumon se défend moins bien et les surinfections bactériennes sont fréquentes. La BPCO peut s’aggraver considérablement. Avec ce contexte épidémique de grippe A, la surveillance des malades, le dépistage de la BPCO chez les sujets sains et la vaccination anti-grippale sont plus que nécessaires ».

Selon, l’Organisation mondiale de la Santé la BPCO sera la 4e cause de mortalité en 2030 ! En France, on estime à 3,5 millions de malades soit 7,5% de la population adulte. “C’est une pathologie difficile à diagnostiquer car ses symptômes peuvent être associés à d’autres maladies, remarque Pablo Ferrer, pneumologue hospitalier. L’exploration fonctionnelle respiratoire (EFR) permet de détecter la BPCO. « En fait, on parle généralement de syndromes de BPCO car la modification de la l’activité pulmonaire n’est pas sans conséquences sur l’organisme. Il y a des troubles associés : cardiopathies, cancer de la vessie… L’essoufflement conduit souvent le patient à modifier son activité ce qui induit d’autres troubles (perte musculaire, ostéoporose)”.
Si vous fumez depuis au moins cinq ans deux paquets par jour ou depuis dix ans un paquet quotidiennement, ne négligez pas une toux persistante consultez !

Sites www.lesouffle.org
www.pneumogrippe.org

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