Six associations réunies, dont l’UFC-Que Choisir, l’Association Française des diabétiques (ZAFD), les associations de restauration collective ANDERM et CCC, ainsi que les associations de parents d’élèves PEEP et FCPE, ont rédigé une lettre ouverte à Roselyne Bachelot afin de lui soumettre sept propositions pour lutter contre la dramatique progression de l’obésité infantile dont le taux de croissance annuel est de 5,7%. 1,5 million de petits Français sont touchés par ce fléau. Parmi les sept propositions émises, un doublement de l’aide publique pour améliorer l’attractivité des fruits et légumes a été demandé, tout comme une hausse de l’aide à la recherche pour améliorer la qualité nutritionnelle des produits vendus en magasins. Autre point fort : les associations demandent que des recommandations nutritionnelles soient imposées à la restauration scolaire, par arrêté, et qu’un diététicien soit présent dans chaque établissement scolaire. Enfin, un encadrement des publicités télévisées et le retrait des confiseries au niveau des caisses des supermarchés ont été demandés.


Lors d’une conférence de presse organisée ce mardi 4 décembre, Claudine Caux, vice-présidente de la Fédération des Parents d’Elèves de l’Enseignement Public estime que « tout le monde doit prendre ses responsabilités contre ce fléau, les parents, mais aussi la restauration scolaire, le marketing alimentaire et la grande distribution ». Lors de la conférence, Alain Bazot, président de l’UFC Que Choisir, a présenté les résultats d’une campagne de terrain menée durant les trois derniers mois dans 65 départements.

Les résultats sont accablants pour les différents acteurs du système alimentaire. Une enquête réalisée à partir de l’analyse de 700 spots de publicité diffusés durant des programmes pour enfants a montré que 87% d’entre eux vantaient des produits gras et sucrés. Cette proportion, qui était de 89% en 2006, n’a que peu évolué. Selon Alain Bazot, ce chiffre montre que « le Bureau de vérification de la publicité n’a aucune expertise en matière de nutrition ». Autre constat inquiétant, l’analyse de 600 produits vendus en grande distribution montre que leurs qualités nutritionnelles sont « inverses » aux recommandations des nutritionnistes. Ces produits sont généralement « à portée des enfants dans les rayons, en tête de gondole », précise Alain Bazot.

En quarante ans, la consommation de chocolats et confiseries a été multipliée par deux en France, et la consommation de boissons sucrées par trois. Pendant ce temps, la consommation de fruits frais a baissé de 17% et celle de légumes frais de 40%. Au total, « 93% des enfants consomment moins de fruits et légumes que les quantités recommandées », ajoute Alain Bazot.

L’obésité infantile entraîne des conséquences graves sur la santé, notamment rhumatologiques, pneumologiques, psychologiques et métaboliques. Elle est directement à l’origine de cas de diabète de type 2 chez des jeunes, une forme de diabète jusqu’alors connue uniquement chez des adultes. L’incidence du diabète devrait augmenter de 50%de 1999 à 2016, et 50% de cette hausse serait due à l’obésité et au surpoids.

Les sept propositions pour lutter contre l’obésité infantile
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