Actu, COVID

« Je vaccine, tu vaccines, nous vaccinons… »

Depuis le 25 février, les généralistes peuvent vacciner les patients âgés de 50 à 64 ans souffrant de comorbidités. En mars, selon Olivier Véran, le ministre de la Santé, ce sont les pharmaciens qui pourront à leur tour vacciner. En avril, la vaccination commencera pour les 65-74 ans, soit sept millions de Français…
Sur le papier ces annonces du calendrier vaccinal sont réjouissantes sauf que la réalité est très différente. Partout sur le territoire, les doses de vaccins manquent. Des centres ferment, d’autres accueillent au compte-gouttes les volontaires à la vaccination contre le COVID. Les plus vulnérables d’entre nous, les seniors de plus de 75 ans sont candidats, mais face à cette pénurie de dose, ils se voient trop fréquemment refuser l’accès aux vaccins.


En Aquitaine, Patrice, 77 ans, a attendu de nombreuses minutes au téléphone la semaine dernière pour une obtenir une réponse de l’opératrice du centre de vaccination de Périgueux. « Rappelez-nous mi-mars, nous manquons de doses. Les personnes plus jeunes en comorbidités sont prioritaires, nous avons 4000 personnes en attente de vaccination. Monsieur il faudrait nous recontacter dans un mois ». Des exemples en Essonne, en région PACA du même acabit nous ont été remontées. C’est dire si cet exemple illustre bien, l’enlisement des autorités sanitaires dans cette nouvelle phase de la crise sanitaire. Après le fiasco des masques en 2020, le volet vaccination 2021 illustre à nouveau l’incapacité des autorités à gérer une situation par trop évolutive. Ce tâtonnement permanent doublé à une cacophonie de communication délirante est source de colère et d’anxiété. Les Français ont depuis des mois les nerfs à vifs. Et pourtant, malgré les images télé des Parisiens récalcitrants sur les quais de Seine, ils respectent majoritairement les contraintes des protocoles sanitaires. Preuve en est, les fêtes de fin d’année, tant redoutées au plus haut niveau de l’Etat qui n’ont eu aucun effet notable sur les courbes des hospitalisations et des contaminations…

Fin février, environ trois millions de personnes ont reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19. Dans ce contexte si particulier, on se demande vraiment si la proposition du président français -au titre de la solidarité internationale- d’envoyer 4 à 5 % des doses dont disposent les pays « riches » à l’Afrique est réellement audible. Cela représenterait 13 millions de doses. Les Français qui attendent fébrilement leur dose sont-ils prêts à passer leur tour au titre de la solidarité internationale ? Une chose est sûre… La promesse du Président Macron de vacciner tous les Français qui le souhaitent d’ici la fin de l’été… semble difficilement tenable. A suivre…

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