Dyslexique, dysphasique, dysorthographique… La Musicothérapie peut vous aider !

Outil pour lever les blocages émotionnels, la musicothérapie a aussi des vertus sur les troubles de l’apprentissage tel que la dyslexie, la dysphasie, la dysorthographie… Ces difficultés qui engendrent frustration, anxiété et profond mal être chez les enfants et les étudiants pourraient être levées grâce à des séances de musicothérapie. C’est la promesse de Hélène Le Dall, directrice du centre Les clefs du mieux-être qui applique la méthode mise au point par l’ORL français, Alfred Tomatis. Le principe est simple : permettre à chacun de se reconnecter avec son soi intérieur, de retrouver un équilibre en se débarrassant des tensions et des blocages qui perturbent la perception des sons, la compréhension et donc la communication.

Hélène Le Dall est particulièrement sensibilisée à cette question. Musicothérapeute, elle est avant tout maman d’un enfant dyslexique. « Ce sont des enfants avec un potentiel énorme, créatif, imaginatif, intuitif, hélas leur atouts sont masqués par des difficultés aux apprentissages scolaires traditionnels. Les maths, la géographie, l’écriture… plus lents que les autres, ils sont mal acceptés le système scolaire. Ce rejet crée de l’angoisse, ce qui accroît d’autant leurs blocages et leurs difficultés. La méthode Tomatis les aide à se reconnecter via les fréquences qui rappellent la vie intra utérine (recréer les sons et vibration de ce cocoon maternel), les sons aiguës des partitions de Mozart les stimulent, les motivent. Ça n’enlève pas leur dyslexie, ce n’est pas le but, c’est un plus pour eux dans la vie. Ils rechargent leur batterie, retrouvent joie de vivre, ils sont comme « redopés ». Ils retrouvent le sommeil et sont plus concentrés la journée. Ils abordent ensuite avec plus d’apaisement les séances d’orthophonie nécessaires à l’accompagnement de la dyslexie».

Le fils d’Hélène avait dix ans quand la dyslexie a été diagnostiquée : « C’était tard et je m’en suis voulu de ne pas avoir su que ses difficultés d’apprentissage n’étaient pas liées à de la mauvaise volonté, mais bien à des troubles de l’apprentissage. Le corps enseignant n’est pas formé à la détection de ces enfants ce qui créent des situations difficiles pour les enfants », assure-t-elle avant de confier : « C’est très lourd à porter pour les familles, je sais que pour les parents c’est épuisant, c’est énervant, qu’il faut être encore plus patient avec ces enfants. Ils ne font pas exprès de ne pas comprendre. La dyslexie est souvent associée à d’autres troubles, l’hyper activité, attention (Trouble du Déficit d’Attention ), c’est le cas de mon fils. Aujourd’hui, je sais quand il est déréglé, il devient plus agité, je vais le test des courbes auditives et je vois que quelque chose l’a perturbé, il refait des séances et tout se règle à nouveau ».

Au Centre Les clefs du mieux-être, l’équipe a déjà accompagné cinq enfants et un adolescent atteints de troubles autistiques à différents niveaux. « Tous ont fait des progrès d’ouverture à la communication, assure Hélène Le Dall, avoir un enfant handicapé c’est angoissant et le voir s’ouvrir aux autres est un rayon de soleil pour toute la famille».

Afin d’optimiser la prise en charge de l’enfant, Hélène préconise que la famille participe également aux séances pour que l’harmonie revienne peu à peu dans les foyers.

Le centre Les clefs du mieux-être est basé à Arue (Polynésie française).

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