Chikungunya : un vaccin sous perfusion

A la veille du déplacement de Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé en Guadeloupe et en Martinique, déplacement officiel prévu du mercredi 16 au vendredi 18 juillet pour suivre l’évolution de l’épidémie de chikungunya, l’institut Pasteur annonçait l’élaboration d’un vaccin pour lutter contre cette maladie véhiculé par le moustique aedes aegypti. Un vaccin qui a passé les premiers tests en laboratoire, mais qui devra faire l’objet d’investissement financier pour être testé à grande échelle avant d’être commercialisé. Des tests très coûteux, des millions d’euros à trouver ! Pas simple, car tout est question d’argent et dans le milieu pharmaceutique particulièrement, si le vaccin n’est pas rentable, pas de tests.
VACParlonssante 213/90- Crédit photo : Parlonssante.com
Et c’est le problème avec le chikungunya, on ne l’attrape qu’elle fois et pour l’instant, il ne sévit que dans les territoires ultramarins, autant dire que cela n’intéresse guère les grands laboratoires. Le pire c’est que le vaccin ne coûte pas si cher au final, mais c’est le marché qui crée l’offre. « La boîte en carton coûtera plus cher que le vaccin ! Mais les entreprises se soucient de la taille du marché » a confié à nos confrères de Calédonie 1re, Frédéric Tangy de l’institut Pasteur. « En clair, si le chikungunya déferle dans toute la Caraïbe et les Etats-Unis, le vaccin a plus de chances de voir le jour ».

L’épidémie de chikungunya, qui sévit aux Antilles et en Guyane depuis fin 2003, est un enjeu majeur de santé publique. À ce jour, la maladie a touché près de 100 000 personnes, donné lieu à 1 000 hospitalisations et provoqué 33 décès, notamment chez les personnes fragiles (personnes âgées, enfants, femmes enceintes), dans les Départements français d’Amérique (DAF). Depuis le déclenchement de l’épidémie, les pouvoirs publics, les élus et les professionnels de santé sont pleinement mobilisés pour apporter des soins adaptés aux malades et endiguer l’épidémie dans ces territoires. Le début de la période estivale et de la saison des pluies, propices à la reproduction du moustique vecteur, fait cependant craindre une augmentation du nombre de cas.

Au cours de ce déplacement de trois jours, Marisol Touraine visitera plusieurs établissements de santé, hospitaliers et libéraux, et rencontrera les nombreux acteurs investis dans la prise en charge de l’épidémie et la lutte anti-vectorielle.
A noter qu’une épidémie de chikungunya sévit aussi dans le Pacifique, en Nouvelle-Calédonie. La ministre de la Santé n’a pas prévu de se rendre dans ce territoire ultramarin pour l’instant.

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