La Médecine Préventive Universitaire, le CROUS, l’Université de Poitiers et l’Association Fédérative des Etudiants de Poitiers (AFEP) se mobilisent à nouveau pour : « Prévenir la prostitution en milieu étudiant », la journée du mardi 7 février dans les restaurants et résidences universitaires, les permanences sociales, la Maison des étudiants, les UFR, les locaux associatifs étudiants. Autour du thème « Osons en parler » les organisateurs souhaitent alerter plus particulièrement les étudiants sur des situations courantes à risque prostitutionnel : la recherche d’un logement ou d’un job et leur offrir sur le campus un accueil de qualité par personnes ressources pour accompagner les jeunes qui sont confrontés à ces situations sans qu’ils se sentent jugés ou stigmatisés. Tout le monde sait qu’elle existe, mais elle reste très mal connue. Elle n’est pas visible, elle fonctionne essentiellement par petites annonces et surtout par internet et se déroule dans des lieux privés : chambres d’étudiants, hôtels, domicile du client ou sous forme de prestations ambigües, contre hébergement gratuit par exemple ou à l’occasion de petits jobs qui « dérapent » (massages, hôtesses de bars, prise de photos, etc…) ».

Depuis 2008, l’Université de Poitiers s’est intéressée à ce phénomène et développe des actions de prévention et d’information à destination prioritaire des étudiants et plus largement auprès des parents, éducateurs et professionnels médico-sociaux. Les professionnels de la Médecine Préventive Universitaire ou du CROUS, sont confrontés dans leur travail à des situations d’étudiants pour lesquels la prostitution, sans être toujours nommée, doit être évoquée. La précarité de certains étudiant(e)s favorise le recours à la prostitution pour payer des dettes, se loger à moindre coût, ou financer leurs études. Elle marque en profondeur et durablement le psychisme des jeunes qui y ont recours, y compris lorsqu’ils revendiquent un libre choix de leur part. Elle perturbe souvent gravement leur cursus universitaire et leur vie personnelle : travail de nuit, désinsertion sociale, fatigue, alcoolisation fréquemment associée, sentiment de honte, dévalorisation et perte de confiance.

Sources : communiqué de l’université de Poitiers

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