Désormais c’est une certitude, il y aura un « avant » et un « après » Mediator. Pour mesurer les conséquences de ce phénomène, il suffit de consulter les alertes de l’Afssaps qui tombent quotidiennement sur les messageries des rédactions dont la nôtre à parlonssante.com ! Chaque jour ou presque des alertes, des recommandations. Aujourd’hui, c’est un nouvel appel à la prudence adressé aux médecins lors de prescription d’Actos® et de Competact® qui est émis. Autorisés dans le cadre d’une procédure européenne, ces médicaments à base de pioglitazone, font aujourd’hui l’objet d’un suivi renforcé. Un lien entre l’exposition prolongée à cette molécule et une augmentation du risque de cancer de la vessie pourrait remettre en question son rapport bénéfice/risque. L’agence invite les praticiens «… avant toute prescription de pioglitazone chez un patient diabétique, de considérer les facteurs de risque additionnels potentiels de cancer de la vessie tels que l’exposition au tabac, l’âge, le sexe masculin, les infections urinaires chroniques, ainsi que certaines expositions professionnelles à des produits chimiques. »


« Début 2011, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé ont lancé une large étude de cohorte rétrospective chez plus de 200.000 patients diabétiques traités par pioglitazone entre 2006 et 2009. Les résultats, disponibles à la fin du 1er semestre, permettront de conforter ou d’écarter le risque suspecté aujourd’hui ». Dans l’attente des résultats, l’Afssaps a pris l’initiative d’adresser un courrier aux prescripteurs et pharmaciens sur l’utilisation d’Actos et de Competact en traitement chronique chez les patients diabétiques. Dans ce courrier, l’Afssaps souligne le fait que le choix du médicament le plus adapté doit tenir compte de l’état clinique du patient, de son comportement et de l’évolution de son diabète :

L’association française des diabétiques très impliquée dans cette veille sanitaire salue « la sagesse d’une démarche incitant les médecins prescripteurs à prendre en compte la personne, sa vie et non exclusivement son diabète ». L’AFD estime qu’il s’agit d’une mesure de précaution d’une valeur pédagogique bien éloignée d’une vague liste de médicaments publiée sans autre forme de procès et sans grille de lecture ( http://www.afd.asso.fr/actualites/77-medicaments-sous-surveillance-001208 ).

L’AFD se réjouit « enfin que la Caisse Nationale d’Assurance Maladie ait été missionnée pour mener une large étude de cohorte objective, à grande échelle et indépendante ».

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2 réflexions au sujet de «  »

  1. C’est charmant de lire que les deux médicaments que j’ai pris de 2000 à 2011 sont dangereux pour ma santé. Je comprends mieux certaines complications que je subis actuellement par exemple des calculs raineux à répétition, des problèmes de dos, de vessie.
    Lorsque je me lève, j’ai l’impression d’être un vieux de 75 ans alors que j’arrive à 50 ans. Je reste dubitatif… Salutations

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  2. Bonjour Celien
    oui vous avez raison, mais le bénéfice-risque est à évaluer pour chaque cas. Ces molécules auraient dû être prescrites avec plus de modération ! bonne journée

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