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Le billet du jour : les variants brésiliens et la réaction politique

Actualisation 15h48 – Mardi 13 avril 2021

Le Premier ministre, Jean Castex, interpellé par l’opposition à l’Assemblée nationale sur le sujet des vols en provenance du Brésil qui continuent à se poser chaque jour en France malgré la très forte circulation des variants- a déclaré que jusqu’ici « Toute personne devait présenter un test négatif à l’embarquement, un test négatif et une période d’isolement de 10 jours ». Avant d’annoncer : « Nous constatons que la situation s’aggrave et nous avons donc décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre tous les vols entre le Brésil et la France ».

Lire notre billet du jour publié ce mardi 13 avril 2021 à 10h – avant l’annonce du gouvernement de la suspension jusqu’à nouvel des vols entre le Brésil et la France.

Un an déjà que nous vivons au rythme des contraintes sanitaires, des protocoles, des autorisations de déplacements, des couvre-feux. Un an que beaucoup d’entre nous, respectons scrupuleusement les recommandations édictées. Que nous refusons les invitations, que nous ne sortons que pour l’essentiel : l’école lorsqu’elle est ouverte, le travail et les courses. Le masque est doublé pour les plus inquiets, tissu + chirurgical. Le flacon de gel hydroalcoolique accompagne le moindre de nos gestes. Tout ce qui vient de l’extérieur est mis en quarantaine, les emballages jetés, les produits soigneusement lavés. Un an que nous acceptons ces nouvelles règles de vie. Car il faut arrêter de penser que tous les Français sont dans la rue à boire l’apéritif, le masque sous le menton. La majorité silencieuse c’est celle qui subit, qui respecte les règles.

Est-ce difficile ? Pénible certes. Mais difficile non. C’est simple de suivre des recommandations claires et cohérentes, si l’on sait de surcroît qu’elles se fondent sur une réflexion, une stratégie, une logique. Mais non, il n’y a rien à faire. Une fois encore l’histoire se répète.

Nos chers édiles, les décideurs ont pour autant la main lourde sur les réglementations à la petite semaine, on ferme les magasins de vêtement, les chausseurs, tout ce qui fait le tissu local est menacé pour contrer l’épidémie… freiner les contaminations au Covid-19. Bien, bien… Mais tandis que les Français sont confinés -pour la 3 fois- depuis dix jours et pour encore au minimum vingt jours. Cloitrés chez eux.

On laisse tous les jours, entrer librement sur notre territoire, 1000 voyageurs venus du pays où l’épidémie est totalement hors contrôle, où les variants (près de 90 nouveaux détectés) sont plus virulents et résistants à l’immunité naturelle et vaccinale que jamais. Ce flot de voyageurs se déverse sur notre territoire depuis des semaines déjà. Pas de quarantaine pour eux, pas de motifs impérieux de déplacement, pas de confinement à l’arrivée…

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Actu, COVID

Prélèvements nasopharyngés : une pratique pas sans risque

Après les cas de thromboses liés à l’injection du vaccin Astra Zeneca, le manque de doses de vaccins (qui impacte la campagne de vaccination), les nouveaux variants (près de 90 recensés au Brésil où l’épidémie est totalement hors contrôle) plus résistants aux vaccins actuels, l’immunité naturelle et vaccinale finalement très aléatoire selon la littéraire médicale, l’Académie de médecine a -dans un communiqué publié jeudi- ajouté une « bonne » nouvelle à la liste de nos anxiétés !

Les prélèvements nasopharyngés, méthode de référence pour le diagnostic de l’infection par le SARS-CoV-2, pratiqués par millions chaque jour pour les tests PCR et antigéniques, ne seraient pas sans risque… lorsqu’ils sont pratiqués de façon inadaptée.

Mal réalisés, ces prélèvements par écouvillonnage nasal peuvnt être responsables de graves complications. Ces dernières semaines, des cas notamment de brèches de l’étage antérieur de la base du crâne associées à un risque de méningite ont été recensés. Ils doivent être nombreux pour que l’Académie de médecine publie un communiqué sur le sujet.

Lundi 12 avril : mise en vente des autotests en pharmacie

A la veille de la mise en vente en pharmacie ce lundi 12 avril 2021 des autotests, l’Académie de médecine alerte donc sur les dangers d’un usage inadapté de ces écouvillons « afin de ne pas négliger le risque lésionnel induit par la banalisation de ces prélèvements effectués massivement ».

L’Académie de médecine recommande de réserver la pratique des prélèvements nasopharyngés aux professionnels de santé formés pour la réalisation de ce geste dans des conditions techniques rigoureuses :

– chez les enfants, de privilégier les prélèvements salivaires pour leur sécurité et leur acceptabilité ;

de mettre en garde les utilisateurs d’auto-tests, l’auto-prélèvement pouvant exposer à de faux négatifs lorsque l’écouvillonnage est trop timide et superficiel, mais pouvant aussi devenir dangereux lorsque l’écouvillonnage est trop profond et dirigé dans la mauvaise direction.

Les bons gestes pour faire un prélèvement nasopharyngé

Vidéo du CHU d’Angers

Afin de ne pas négliger le risque lésionnel induit par la banalisation des prélèvements nasopha- ryngés effectués massivement dans le contexte de la Covid-19, l’Académie nationale de médecine rappelle les bonnes pratiques à respecter :

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Actu, Allergologie

Du bouleau pour Pâques !

1 Français sur 4 souffre d’une #allergie respiratoire ! Et le printemps est la saison la plus redoutée. Eternuements, rhinite, yeux qui piquent, nez qui coule… Les allergiques connaissent la liste des symptômes par coeur. C’est le retour des mouchoirs jetables qui remplissent à vue d’œil la poubelle. Et cette semaine, c’est l’un des plus allergisants des pollens qui fait son apparition le « bouleau ». Le pollen de bouleau est à l’origine de conjonctivites, de rhino-conjonctivites et d’asthmes allergiques.

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Actu, COVID

Covid-19 : les mesures restrictives applicables après le 5 avril 2021

Dans son allocution télévisée ce mercredi 31 mars 2021, le Président Emmanuel Macron a annoncé un renforcement des restrictions sanitaires. Les écoles ferment à partir du mardi 6 avril 2021 (le 5 étant férié). Les dates des vacances scolaires sont harmonisées sur tout le territoire. La semaine prochaine les cours auront lieu en « distancié », les modalités ne sont pas encore connues, puis les vacances de Pâques démarreront pour tous le 12 avril 2021. Les collèges et lycées vont fermer à partir du vendredi 2 avril au soir et pendant 4 semaines. Le retour en cours des collégiens et lycéens est prévu pour le 3 mai 2021.

Le couvre-feu est maintenu à 19h et les mesures de confinement s’appliqueront à tout le territoire à partir de ce samedi 3 avril minuit. Le télétravail devient la règle. Les attestations ne seront obligatoires que pour les déplacements de plus de 10 km du domicile et les inter-régionaux. On retiendra aussi de cette intervention la date du 15 mai 2021 comme réouverture des lieux culturels et des terrasses…

Voici les annonces à retenir :

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Actu, Allergologie, Nutrition, Témoignages

Allergies alimentaires aux fruits à coque : Noël, Epiphanie, Pâques… des gourmandises à risques

Oeuf chocolat noir praliné à l’ancienne (amandes-noisettes), poule chocolat pistache, lapin chocolat au lait cacahuètes, ces stars des festivités pascales en famille sont un cauchemar pour les familles d’enfants allergiques.

Si l’on souhaite acheter ces produits dans le commerce, en grande surface, le décryptage des étiquettes est déprimant. C’est un véritable crève-coeur que de dire à son petit qui salive devant un étal de chocolats de Pâques, qu’il ne pourra pas y faire son choix.

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Actu, COVID

L’Union européenne autorise un 4e vaccin anti-Covid

Sept pays dont le Danemark, l’Islande et la Norvège ont annoncé la suspension de l’utilisation du vaccin d’AstraZenaca en raison d’un risque de survenue de thrombo-embolie (formation de caillots sanguins). Une enquête est ouverte pour évaluer ce risque. De son côté, l’agence européenne du médicament (EMA) se veut rassurante et maintient à ce jour son autorisation, estimant qu’il n’est pas avéré à ce jour que « le nombre de thrombo-embolies chez les personnes vaccinées soit supérieur à celui observé sur l’ensemble de la population ».

Elle a également aujourd’hui approuvé le vaccin à injection unique de Johnson & Johnson dans l’Union européenne afin d’accélérer la couverture vaccinale contre le COVID. A ce jour, quatre vaccins anti-Covid sont autorisés en Europe.

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Actu, COVID

« Je vaccine, tu vaccines, nous vaccinons… »

Depuis le 25 février, les généralistes peuvent vacciner les patients âgés de 50 à 64 ans souffrant de comorbidités. En mars, selon Olivier Véran, le ministre de la Santé, ce sont les pharmaciens qui pourront à leur tour vacciner. En avril, la vaccination commencera pour les 65-74 ans, soit sept millions de Français…
Sur le papier ces annonces du calendrier vaccinal sont réjouissantes sauf que la réalité est très différente. Partout sur le territoire, les doses de vaccins manquent. Des centres ferment, d’autres accueillent au compte-gouttes les volontaires à la vaccination contre le COVID. Les plus vulnérables d’entre nous, les seniors de plus de 75 ans sont candidats, mais face à cette pénurie de dose, ils se voient trop fréquemment refuser l’accès aux vaccins.

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Actu, COVID

#MasquésMaisEnLiberté : Déconfinés et enfin en vacances, mais… pas d’imprudence !

Aujourd’hui, un bien triste chiffre record a été atteint en France 30 000 morts ! Des familles endeuillées par une terrible pandémie mondiale.
Les grandes vacances ne doivent pas être un accélérateur de la propagation du virus qui a coûté la vie à plus de 500 000 personnes dans le monde. En France, la vigilance est de mise. Des signaux, faibles certes, mais bien réels, doivent nous alerter sur un redémarrage massif des transmissions cet été en lien avec les mouvements de population. Cet été, une phrase clé : Stop au relâchement des gestes « barrière ».
Profitons des beaux jours et de nos proches, mais même pendant les vacances, gardons nos masques lors de nos déplacements. Sur les aires d’autoroutes, lors du shopping en bord de mer, au café, au marché couvert, à la supérette du camping, à l’Intermarché…
Si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour vos parents plus âgés, votre frère ou sœur hypertendus ou vos proches fragiles chez qui le virus pourrait être mortel. N’oublions pas aussi vite que nous avons probablement vécu et traversons encore la plus grande catastrophe sanitaire de notre siècle. A lire La Tribune de médecins publiée dans Le Parisien- Aujourd’hui en France.
Portez vos masques et laissez-nous respirer, gardez vos distances et laissez-nous vivre !
Actu

Le « Coup de pouce vélo » : une mesure écolo et santé !

Afin d’encourager les alternatives aux transports collectifs dans le cadre du déconfinement, le ministère de la Transition Ecologique et Solidaire a pris des mesures d’aide financière et annoncé un plan de 20 millions d’euros pour inciter les Français à la pratique du vélo : le Coup de Pouce Vélo. Cette mesure s’intègre au dispositif du programme Alvéole, porté en partenariat avec la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB) et qui compte trois dispositifs : un coup de pouce réparation pour les particuliers (50 euros), une séance d’accompagnement à la remise en selle (vélo-école) et enfin une aide pour les collectivités qui souhaiteraient s’équiper de stationnements vélo.

Ce plan vélo a été lancé en urgence par le Gouvernement depuis le 11 mai 2020. Une belle initiative qui favorise ainsi la pratique de l’exercice physique ! Localement, de nombreuses agglomérations ont d’ores et déjà matérialisé de nouvelles pistes cyclables afin d’inciter les populations à préférer le vélo aux transports en commun. C’est tout bonus pour notre santé et celle de la planète ! Alors on se remet en selle ?

Détails sur le dispositif ici !

 

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Incendie de Rouen : « Dormez, dormez, braves gens… »

Mais de qui se moque-t-on ? Comment des hautes autorités, des élus, des ministres même, peuvent en 2019 nous prendre à ce point pour des jambons ?

Hier, ces édiles étaient prêts à mettre au cachot, les vendeurs de e-liquides. Ils stigmatisaient sans retenue les vapoteurs au titre du sacro-saint principe de précaution de santé publique !!!! Suite – rappelons-le à six décès survenus aux USA liés à une mauvaise utilisation des « vapoteuses ». Par quel tour de magie, ces mêmes édiles confrontés à l’incendie d’une usine de produits chimiques classée SEVESO peuvent -ils tranquillement, ouvertement adopter une posture si outrageusement rassurante ? Non, il n’y a pas de risque pour la santé. Les fumées produites par la combustion de produits chimiques ne sont pas si toxiques. « Dormez, dormez, braves gens » semblait même chuchoter la Ministre de la Santé entête- sur les cendres de l’usine Lubrizol, tandis que les sapeurs-pompiers pataugeaient dans une boue plus que douteuse… L’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) évoquait du bout des lèvres, un risque « possible » d’émission de dioxines » lors de la combustion des produits chimiques stockés sur le site. De « possibles » émanations donc de dioxines, vous savez ces molécules invisibles -polluants organiques toxiques persistants dans l’environnement et hautement cancérigènes- qui se déposent sur les suies issues des panaches de fumée, ne seraient finalement pas si méchantes que cela…

Les risques sont faibles, puisqu’on vous le dit ! Soyez rassurés, il n’y a pas « d’inquiétudes particulières à avoir », assurait cette semaine le directeur de l’Ineris, Raymond Cointe lors d’une conférence de presse. « Ces polluants ont été mesurés à des niveaux relativement faibles » affirme-t-il encore. Alors, pourquoi s’inquiéter ?

Les jours passent et ne se ressemblent pas. Le ton change. Les affirmations rassurantes d’hier sont suspendues à des « analyses en cours », « des compléments d’enquête »… Les restrictions sanitaires concernant la consommation et la vente de lait, œufs, miel, poissons d’élevage et productions végétales issus des territoires où la présence de suie a été confirmée, n’a fait qu’accroître le malaise. Cette communication contradictoire inquiète les populations qui doutent. Ils étaient 2000 manifestants dans les rues de Rouen cette semaine dénonçant cette cacophonie.

Les sapeurs-pompiers présents sur le site ont évoqué une fumée jaune qui n’était pas identifiée, nombre d’entre eux se sont plaints de maux de tête, nausées, vomissements… Hier, lors du conférence de presse, le SDIS76 a indiqué que la transparence serait totale sur les résultats des analyses sanguines des agents. Nous y veillerons.

Heureusement, la bonne nouvelle est tombée hier. Le Sénat va enquêter, oui, d’ici deux ou trois mois on publiera de nouveaux résultats…  Et vous saurez peut-être Chers Rouennais et habitants des Hauts de France et du Pas de Calais ce que vous avez vraiment inhalé… Allez, quelques chiffres pour finir, l’usine Lubrizol fabriquait des additifs qui entrent dans la composition d’huiles pour le secteur de l’automobile (moteurs diesel et essence). 5000 tonnes de ces produits chimiques dont de nombreux solvants sont partie en fumées lors du -bien nommé- sinistre. Le jour même, 51 personnes ont été prises en charge médicalement. Une semaine après les faits, 224 personnes se sont rendues au urgences pour une « pathologie en lien avec l’incendie »… Huit ont été hospitalisées…

Cl. C. pour Parlonssante.com

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