Allergies respiratoires : les traitements à la loupe

Dans le numéro d’avril 2017 d’ores et déjà en kiosques, la rédaction de QUE CHOISIR décline divers thématiques santé dont la recherche de chrome dans les articles en cuir (le Chrome VI est cancérogène par inhalation et très allergène pour la peau), les interactions médicamenteuses avec les antidiabétiques, mais aussi un intéressant sujet sur les allergies saisonnières. Le dossier signé Anne-Sophie Stamane décrypte notamment les traitements prescrits : des antihistamiques aux effets plus ou moins avérés, mais aux effets secondaires notables. Certains induisant de l’hypertension artérielle, des maux de têtes, une forte somnolence. Patrice, 70 ans, l’un de nos lecteurs a été consulté un cardiologue car sa tension avait brutalement monté, il souffrait de migraines incessantes que les comprimés de paracétamol n’arrivaient pas à calmer. Lors de la consultation, le mode de vie de ce dynamique retraité n’était pas en cause, l’électrocardiogramme était normal, c’est lors de l’interrogatoire que la spécialiste identifiera le coupable de cette haute pression sanguine (pression anormalement forte du sang sur la paroi des artères) : le Nasacort (suspension nasale pour le traitement de la rhinite allergique). Le généraliste prescripteur n’a pas fait le rapprochement entre ce nouveau traitement et les symptômes décris par son patient.

Lors des crises d’allergie, les antihistamiques sont associés à de puissants anti-inflammatoires, les corticoïdes en traitements oraux ou locaux. Les comprimés sont d’une grande efficacité mais sont à prendre avec la plus grande précaution, surtout dans le cadre de traitement long, ils favorisent la prise de poids, la survenue de glaucome et troubles le sommeil. Si l’idéal serait de trouver la cause des allergies respiratoires afin de procéder à l’éviction de l’allergène, c’est un chemin de croix tant les facteurs environnementaux sont nombreux. Le magazine UFC QUE CHOISIR évoque également dans son dossier les points forts et les faiblesses de la désensibilisation.

Massage de la femme enceinte et de bébé : l’école Tahiti Massage forme les sages-femmes de Polynésie

Fondée en 2008, l’école internationale Tahiti Massage forme des professionnels du bien-être en Europe, à la Réunion, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française. Régulièrement invitée par des écoles en France pour animer des formations et partager leur savoir-faire, l’équipe pédagogique de l’école participe à de nombreux salons parisiens, mais aussi en province. Toujours en quête de nouvelles techniques, Isabelle Trébucq, la fondatrice de l’établissement a proposé sa nouvelle formation : massages de la femmes enceinte et du bébé aux sages-femmes polynésiennes. Ces techniques étaient associées à une sensibilisation à l’aromathérapie prodiguée par Francine Baudry-Ruffat, Docteur en pharmacie, aromathologue spécialiste de diététique et de nutrithérapie. Reportage.

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Le « Je ne suis pas autiste » de François Fillon fait grimper sa cote d’impopularité !

je-ne-suis-pas-autiste-capture-decran-lciDécidément, il n’a pas fini de faire couler de l’encre le candidat des Républicains à la présidentielle française. Si son temps de parole pour la campagne était déjà décompté, il aurait crevé le plafond. Bref, sans entrer dans le débat sur le dossier judiciaire le concernant qui n’a pas lieu d’être sur ce site, c’est une petite phrase clamée plusieurs fois au JT de France 2 qui a déclenché les foudres des associations et familles de personnes atteintes de troubles autistiques. Manquant visiblement de tact et de vocabulaire, François Fillon s’est défendu trois fois en martelant la même formule : « Je ne suis pas autiste ». Est-il utile de rappeler à cet édile qui brigue le poste de chef de l’Etat que l’autisme est un syndrome et non un défaut et encore moins une tare ? Les familles des autistes ont pris de plein fouet cette petite phrase méprisante et leur réaction sur les réseaux sociaux ne s’est pas fait attendre comme Philippe G qui lui rétorque :  « Mon fils est autiste, il n’est ni sourd, ni buté, ni aveugle monsieur ! ».

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4 février 2017 : Journée mondiale contre le cancer : « Et vous, quel regard portez-vous sur le cancer ? »

Dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le cancer, la Ligue contre le cancer innove cette année en présentant la réalisation d’un film sur le thème du regard porté aujourd’hui sur les malades et la maladie. « Un regard, un espoir » #1regard1espoir sera visible dès le 4 février sur les plateformes et les réseaux sociaux de la Ligue. Cette initiative signée Arthur Delaire, un jeune réalisateur, aborde un thème cher à l’association : « quel regard portons-nous sur le cancer, aujourd’hui ? ». « Les yeux ne mentent pas, ils révèlent nos émotions, sans filtre », confie Arthur Delaire de la société de production Takt. « C’est le point de départ de la réflexion. En collaboration avec la société de production 18-55, nous avons décidé d’organiser une véritable expérience sociale centrée sur le regard et de la filmer en haute définition dans un studio à Bordeaux »

L’enjeu ? « Montrer l’importance du regard porté sur la maladie, et plus particulièrement sur le cancer qui touche aujourd’hui tout le monde, directement ou indirectement. Comment, d’une seconde à l’autre, notre regard peut évoluer face à un malade quand on apprend qu’il est touché ? Comment réagit notre « humanité » de façon instinctive hors de toute réflexion intellectuelle face à la maladie ? Voyons-nous toujours l’autre quand la maladie fait irruption ? Regardons-nous aujourd’hui le cancer en face ? ». Le professeur Jacqueline Godet, présidente de la Ligue contre le cancer : « Cette démarche, complètement bénévole, nous a séduite car elle mettait le doigt sur l’un des aspects du cancer, souvent abordé par les personnes malades et leur entourage, mais peu traité dans les médias, celui du regard que l’on porte sur eux et leur cancer. D’un simple regard peut naître un espoir, ou au contraire un sentiment d’exclusion, de gêne, de honte ou encore de peur » .

« Un regard, un espoir » visible à partir du 4 février sur les plateformes et les réseaux sociaux de la Ligue contre le cancer et de la société de production Takt avec le hashtag 1regard1espoir

 

Mouvement #Soigne et tais-toi : les infirmiers écoutés, mais pas entendus !

Comme elle l’avait annoncé, la profession infirmière s’est mobilisée à nouveau ce mardi 24 janvier pour revendiquer et exprimer le ras-le-bol de toute une profession. (Lire notre interview d’Elsa, NDLR).  Une mobilisation entachée par un usage intempestif des assignations de la part de certains établissements tandis que d’autres niaient l’existence des préavis. Rendez-vous avait été donné à Marisol Touraine, avenue Duquesne, pour demander enfin du concret et non des annonces. « Nous demandons surtout de définir les effectifs en fonction des charges de travail et non selon une gestion comptable coupée de la réalité » La délégation d’organisations associatives et syndicales AEEIBO, ANFIIDE, ANPDE, CEEIADE, Convergence infirmière, CNI, SNIA, SNICS-FSU, SNIES-UNSA, SNPI CFE-CGC, SNIPUERLIB, UNAIBODE, UNEF, UNIDEL a bien été reçu au ministère mais sans Marisol Touraine qui n’a pu, encore une fois, honorer de sa présence ce rendez-vous.

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Hausse des idées suicidaires en France en 2016

SOS Suicide prevention-du-suicide-577x307A la veille de la 21e Journée nationale de prévention du suicide avec S.O.S Amitié en France et à Paris organisée le mardi 2 février 2017, l’association S.O.S Amitié, unique plate-forme multimédia à l’écoute du mal-être des français (1 600 bénévoles se relaient 365 jours par an, 24h/24), confirme la progression des idées suicidaires chez les appelants. En France, le suicide est la cause de près de 11 000 décès par an, il est la 1re cause de mortalité chez les 25-34 ans et la 2ème chez les 15-24 ans. Dans le monde, 800 000 suicides ont été recensés en 2014, soit une personne toutes les 40 secondes (source OMS 2014).

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Grogne des infirmières puéricultrices : le témoignage d’Elsa qui dénonce le ras le bol de la profession : « Les enfants ont besoin d’être soignés par des personnels spécifiques, compétents et formés ! »

parlossante-com12La grogne des personnels infirmiers (#Soigne et tais-toi) se poursuit sur le front social en ce début d’année 2017. Marisol Touraine, la ministre de la Santé n’a toujours pas daigné recevoir personnellement les représentants des organisations associatives et syndicales qui plaident pour la reconnaissance de la spécialisation « puériculture » qui a disparu de la formation initiale. Elle en aura l’occasion le 24 janvier prochain date d’un grand rassemblement organisé dès 13h sur le parvis de la gare Montparnasse et dont le cortège convergera vers le ministère des Affaires sociales et de la Santé. Nous avons souhaité sur parlonssante.com donner la parole à ces infirmiers qui dans l’ombre des ténors des services de médecine sont au cœur du système de santé français, au plus près des malades, souvent tiraillés entre les exigences comptables des structures hospitalières et l’accompagnement des patients et de leurs familles. Elsa a 31 ans, elle est infirmière DE 2007 et puéricultrice DE 2008 (Ifsi et école de Puer du Centre hospitalier universitaire de Rouen).

Puéricultrice depuis 8 ans en service de néonatologie niveau 3 du Centre hospitalier universitaire de Caen. Elle travaille de nuit depuis 7 ans. Elsa perçoit une rémunération de 2050€ net (primes de dimanche et de nuit comprises).  Elle nous parle de sa passion pour son métier, de ses missions techniques au quotidien mais aussi de son sentiment d’incompréhension face à un système qui place la rentabilité des services avant la sécurité des patients. Elle plaide pour la reconnaissance de sa spécialisation « puériculture » indispensable pour la prise en charge des enfants hospitalisés.

Interview

Pourquoi avoir choisi cette spécialisation « puériculture » ? 

« J’ai toujours eu le souhait de travailler auprès des enfants. Pour moi, la spécialisation de puéricultrice était indispensable non seulement pour m’assurer ce poste mais aussi pour avoir un complément de formation concernant la santé de l’enfant, la prise en charge de la dynamique familiale mais aussi la protection de l’enfance et le management. Cette formation s’effectue sur 12 mois. Elle est spécifique à tout ce qui touche l’enfant et son environnement: pathologies, développement psycho-affectif, législation, droit, modes de garde, protection de l’enfance, … Elle nous permet notamment d’avoir un regard différent et notamment à développer nos compétences d’observation globale. Certes, l’expérience professionnelle peut permettre d’acquérir certaines de ces connaissances/compétences mais pas toutes ».

Aujourd’hui la formation initiale des infirmières n’a plus cette approche pédiatrique c’est une revendication de votre mouvement ?

« Oui, les nouvelles diplômées infirmières (depuis 2012) n’ont plus aucun apport théorique de pédiatrie ni de stage obligatoire en pédiatrie durant leurs études. Au vu des restrictions budgétaires des hôpitaux, les service des ressources humaines privilégient l’embauche d’infirmières au détriment des puéricultrices ce qui est dommageable pour tous. Ces jeunes infirmières se retrouvent en difficulté car ne connaissent rien sur l’enfant sain et ses spécificités et encore moins sur l’enfant malade. Elles n’ont pas de connaissances non plus concernant l’allaitement maternel ni sur la prématurité. Pour moi, ce manque de connaissances engendre un risque pour le patient et sa famille ».

Pouvez-vous nous décrire une journée « type » ? Horaires, missions… ?

« Je travaille dans un service de réanimation néonatale qui accueille des enfants prématurés (à partir de 25 semaines d’aménorrhée) ou non en détresse vitale. Ce sont des enfants très instables qui nécessitent de nombreux gestes de réanimation. Ils sont soit intubé, soit en ventilation non invasive avec des cathéters centraux, en incubateur. Nos missions sont d’assurer les soins techniques (injections, aspirations, soins d’hygiène et de confort, bilan sanguins, prélèvements, sondes gastriques, …), accompagner les parents dans l’apprentissage des soins à leur enfant ainsi que dans leur parentalité, aider les enfants à acquérir une autonomie respiratoire ainsi qu’une autonomie alimentaire, accompagner les mères dans leur allaitement maternel, installer les enfants en peau à peau, … Parfois, nous devons également accompagner des bébés en fin de vie ainsi que leurs familles ».

Avez-vous eu des moments de grande détresse ? Dans quelles circonstances ?

« Les situations les plus difficiles pour moi sont d’accompagner des parents dans leur processus de deuil. Parfois, certains bébés présentent de trop grosses séquelles qui sont « incompatibles avec la vie ». Grâce à la loi Léonetti, les médecins effectuent des réunions d’éthique afin de discuter de la situation de l’enfant et du projet de soin qui peut lui être proposé. Quand la décision prise et de continuer sur une prise en charge palliative, nous sommes là pour accompagner l’enfant et soutenir ses parents. Ces situations de grande détresse affective sont parfois difficiles à gérer pour nous soignants ».

Avez-vous songé à changer de métier ?

« Je n’ai jamais pensé à changer de métier car pour moi, c’est une passion ! Cependant, je pense de plus en plus à postuler en extra hospitalier (Centre de protection maternelle et infantile ou structure d’accueil). En effet, en début de carrière le soin technique nous semble être une priorité. Puis, avec l’expérience, toute la part éducative et préventive de notre métier passe au premier plan ».

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